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L’apprentissage de l’art contemporain au pays du soleil de minuit

Marie-Hélène Comeau

L’année pédagogique de l’école des arts de Dawson, la Yukon School of Visual Arts (SOVA) se termine tout juste, les salles de classe sont maintenant vides alors que les nouvelles demandes pour l’an prochain s’accumulent déjà. L’école connaît une belle popularité permettant de songer à prendre de l’expansion.

Le 25 avril dernier avait lieu le vernissage des élèves finissants de l’école d’arts visuels de Dawson. L’événement se déroulait à la fois à la galerie d’art de l’école tout comme à la galerie d’art ODD. Le tout s’est terminé avec la présentation du diplôme honoraire décerné cette année à l’enseignante vétérane Joyce Caley. Photo : fournie.

Le 25 avril dernier avait lieu le vernissage des élèves finissants de l’école d’arts visuels de Dawson. L’événement se déroulait à la fois à la galerie d’art de l’école tout comme à la galerie d’art ODD. Le tout s’est terminé avec la présentation du diplôme honoraire décerné cette année à l’enseignante vétérane Joyce Caley. Photo : fournie.

Créé en 2007, SOVA qui est affilié au Collège du Yukon offre une formation en art correspondant à la première année universitaire du baccalauréat en arts visuels. Des jeunes de partout au pays viennent donc dans la ville de Dawson où se trouve l’école pour y acquérir les connaissances de base qui leur permettront de terminer leur formation, c’est-à-dire leurs 2e et 3e années d’étude dans une université canadienne affiliée située à Vancouver, Toronto, Halifax et Calgary.

« Les étudiants sont bien encadrés ici. Leur petit nombre nous permet d’adapter notre enseignement à leurs besoins. De plus, ils ont accès toute l’année à un studio de création tout comme à une assistance technique pour les aider dans leurs projets de création. Tout ceci avec l’avantage de côtoyer sur une base régulière les artistes nationaux et internationaux de renom qui participent au programme de résidence d’artiste géré par KIAC (Klondike Institute of Art and Culture) à Dawson », explique Curtis Collins, en poste depuis un an au poste de directeur et responsable du programme de l’école. Il est déjà affairé durant l’entrevue à passer en revue les candidatures pour la prochaine année, « la sélection se fait selon le porte-folio et l’expérience des gens», confie-t-il.

Cette année, l’école sera en mesure d’offrir pour la première fois deux bourses d’études pour les étudiants inscrits; une pour les résidents du Yukon et la seconde pour ceux du Canada et des États-Unis.

« Nous tentons de plus en plus d’aller recruter des étudiants de la côte ouest-américaine, car c’est parfois plus simple pour eux en terme de distance géographique de se rendre à Dawson que pour quelqu’un qui habite à Toronto », explique-t-il.

Projet d’expansion

Puisque le fonctionnement de l’école se déroule bien, il est dorénavant possible de penser à de nouveaux projets qui pourraient se greffer à la structure actuelle. Parmi les projets qui sont à l’étude se trouve celui d’offrir d’ici trois ans l’enseignement de l’art autochtone (Visual Studies Program) qui serait créé spécifiquement pour les élèves des Premières nations du Yukon.

« Nous explorons en ce moment la possibilité d’offrir ce type de formation en collaboration avec d’autres universités canadiennes qui offrent déjà cette formation. Le programme pourrait ainsi permettre aux élèves des Premières nations du Yukon de faire leur première année d’étude en art autochtone pour faire ensuite leurs 2e et 3e années en transférant leurs crédits dans une université partenaire de SOVA », confie Curtis Collin. « Cela semble tout naturel pour SOVA de s’engager dans cette direction. Le programme serait orienté vers la relation avec le territoire. Par exemple, lors de la période de la chasse aux caribous, il serait possible d’y inclure un projet de création. Les idées et possibilités sont nombreuses. Le défi sera de créer un programme répondant aux besoins de formation en art des Premières nations du Yukon tout en les adaptant à ceux des universités où ils compléteront leur baccalauréat. Pour l’instant toutefois, nous n’en sommes qu’à l’étape exploratoire de ce projet », précise-t-il.


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