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L’appel du grand Nord : quand la littérature inspire le voyage

Maryne Dumaine

Le film L’appel du grand Nord, tourné au Yukon juste avant les fermetures des frontières commence par une citation d’un classique de la littérature yukonnaise : « Jack London disait “C’est au Klondike que je me suis trouvé moi-même ; chacun y prend sa véritable perspective” ». Le documentaire, destiné aux publics européen et canadien, met de l’avant plusieurs francophones du Yukon.

Yves Lafond emmène l’équipe de tournage au-delà du cercle polaire à bord de son camion. « La première fois que j’ai fait cette route, j’ai demandé des conseils à un vieux qui la fait depuis toujours, depuis le temps des mammouths! Il m’a dit go slow. C’est tout. C’était son seul conseil », explique-t-il dans le film.
Photo : capture d’écran du film

 

« Tout voyage commence souvent par un livre », affirme Matthieu Maillet, réalisateur de ce long métrage documentaire. C’est d’ailleurs à travers les livres de Jack London que l’envie de confronter rêve et réalité est née dans la tête du réalisateur.

Le film suit le parcours du philosophe Philippe Simay, de Whitehorse jusqu’à Old Crow.

« À travers plusieurs rencontres, le documentaire met en lumière la beauté grandeur nature des paysages du Yukon, mais aussi celle des personnages, d’une grande douceur, d’une grande sensibilité, qui contrastent avec la force des éléments et des paysages », décrit Matthieu Maillet.

Le film ayant été tourné il y a à peine un an, l’équipe française a pu venir capter les images juste avant le confinement imposé en France le 11 mars 2020. En pleine période de pandémie, ce documentaire offre au public francophone de par le monde une occasion de voyager sans se déplacer : « C’est un peu comme une fenêtre sur le monde, une bouffée d’air frais en période de restrictions. »

« Le film a été extrêmement bien accueilli depuis sa sortie en Europe, affirme le réalisateur. Il y a plusieurs choses que les gens aiment beaucoup : ce sentiment de liberté, issu des grands espaces, et aussi, quelque chose qui revient très souvent, ce sont toutes les rencontres. Ce sont des personnages très forts, qui ont une personnalité et un charisme qui marquent les gens. Ça plait beaucoup au public. »

Parmi les figures de la francophonie yukonnaise, on note Roch Boivin, trappeur, Chrystelle Houdry, musher et Maxime Vincent, chercheur d’or à Dawson. On retrouve aussi Arthur St-Laurent qui offre à l’animateur une séance de pêche sur glace suivie d’une nuit au bord d’un feu au milieu de bois, scène familière pour de nombreux Yukonnais et Yukonnaises.

Philippe Simay a également eu la chance de voyager dans le camion d’Yves Lafond, camionneur des routes de glace et chroniqueur connu sous le pseudonyme Nomade Arctique pour un voyage jusqu’à Old Crow. Un témoignage poignant filmé sur la route Dempster, « une des dernières frontières », entend-on dans le film, sur un fond d’immensité glacée.

Ce documentaire, qui reflète toute la splendeur du Yukon, à la fois naturelle et humaine, est disponible gratuitement en ligne sur arte.fr et sur tv5unis.ca.

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