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L’ancienne École F.-H.-Collins peut-elle accueillir l’Académie Parhélie?

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Thibaut Rondel

La relocalisation temporaire des élèves de l’Académie Parhélie se fera-t-elle à l’ancienne École F.-H.-Collins? L’idée vient à peine d’émerger, mais elle semble d’ores et déjà plaire à la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY). L’organisme en a fait l’annonce le 11 juin dernier, lors de la dernière réunion publique de la saison.

Confrontée à la surpopulation de l’École Émilie-Tremblay et pressée par une pétition du comité de parents lui réclamant une relocalisation temporaire des élèves du secondaire, la CSFY considère la suggestion du ministère de l’Éducation comme une piste sérieuse. Le président sortant de la CSFY, Ludovic Gouaillier, voit la proposition comme « une lueur d’espoir ».

« Nous avons appris qu’il y avait des possibilités de relocalisation », a-t-il déclaré à l’issue d’une de ses discussions avec le ministre Doug Graham. « Bien qu’il n’y ait rien de formel, le ministère reste ouvert, et ça pourrait se faire. »

Selon le calendrier du ministère, les étudiants de F.-H.-Collins devraient emménager dans leur nouvel établissement après les vacances de Noël. Vidées de ses occupants, les infrastructures actuelles seraient alors vouées à la démolition.

Un échéancier que la CSFY souhaite retarder afin que les espaces vides puissent accueillir l’Académie Parhélie, et ce, jusqu’à ce qu’une nouvelle école francophone soit construite.

Marc Champagne, directeur par interim de la CSFY, pense qu'une relocalisation temporaire à l'école F.H.-Collins comblerait tous les besoins. Photo : Thibaut Rondel

Marc Champagne, directeur par interim de la CSFY, pense qu’une relocalisation temporaire à l’école F.H.-Collins comblerait tous les besoins. Photo : Thibaut Rondel

« Quand on regarde les possibilités, le mieux est de pouvoir occuper ces locaux-là », a déclaré le directeur par intérim de la CSFY, Marc Champagne. « C’est une possibilité très excitante et ce serait vraiment positif pour l’Académie Parhélie. Tous nos besoins seraient comblés. »

Le ministère de L’Éducation a par ailleurs proposé une relocalisation temporaire du secondaire francophone au sein du Centre d’apprentissage individuel de Whitehorse (Individual Learning Centre), sur la rue Black. Une solution rapidement déclinée par la commission scolaire, tout comme l’ajout de nouvelles portatives, jugé trop onéreux, et pas réellement pertinent.

« Nous avons visité le centre pour voir si ce serait un local approprié, mais nous avons conclu que ce ne serait pas un local acceptable », a rapporté Marc Champagne. « Il n’y a pas de laboratoire de physique-chimie, pas de gymnase, pas d’espace de rencontre, pas d’emplacements d’autobus… »

Visiblement confiante à la perspective de pouvoir reloger ses élèves à Riverdale, la CSFY a toutefois souhaité rappeler que cette solution ne pourra qu’être temporaire. L’organisme, gardien du principe d’équivalence en matière d’infrastructures scolaires, ne peut en effet accepter de voir ses étudiants relégués à long terme dans une école abandonnée par la communauté scolaire anglophone.
Inaugurées en 1963, les infrastructures de l’École secondaire F.-H.-Collins sont en effet aujourd’hui obsolètes, notamment en matière d’économie d’énergie. À titre d’exemple, le moyen de chauffage dont bénéficiera la nouvelle école anglophone permettra de réduire de 80 % la consommation d’énergie, comparativement au système de chauffage actuel à carburant diesel.

« Une des grandes inquiétudes, c’est de se retrouver dans un endroit pas convenable, et que le gouvernement prenne son temps [pour finaliser le projet d’école francophone] », explique le commissaire Jean-Paul Molgat.

« Il ne faut pas que cette relocalisation soit une excuse pour retarder la construction [de la nouvelle école francophone] », a ajouté Ludovic Gouaillier. Celui-ci précise notamment que la CSFY a « sourcillé » à la lecture des derniers communiqués de presse émis sur le sujet par le ministère et la Ville. Les documents font en effet mention d’une phase d’études techniques conjointes, puis d’une consultation publique à l’automne prochain. Autant d’étapes préalables et nécessaires à la construction d’installations scolaires, mais qui repoussent à une date indéterminée le début de la construction.

« Je n’ai aucune objection à cela, si l’école est construite », a cependant affirmé Ludovic Gouaillier.

Puisque le gouvernement territorial semble ouvert au projet, la question désormais n’est donc plus tant de savoir si une nouvelle école francophone verra le jour à Whitehorse, mais dans combien d’années elle sera opérationnelle.

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