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L’amour se conjugue dans toutes les langues

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 Thibaut Rondel

La première représentation de la pièce de théâtre Je parle français and I Love in English se tiendra le 21 mars prochain au Old Fire Hall de Whitehorse. Cette nouvelle production des EssentiElles se présente comme une comédie romantique mettant en scène les réalités vécues par les femmes francophones en couple avec un conjoint ou une conjointe anglophone. Des premiers émois à la rencontre des amis et de la belle-famille, en passant par l’installation commune et l’arrivée des enfants, Je parle français and I Love in English met l’accent sur ces petits détails qui souvent comptent autant que les grandes décisions.

Outre son bilinguisme, l’originalité de la pièce réside dans son processus de création, puisque pas moins de 39 femmes francophones du Yukon ont en effet collaboré à l’écriture du scénario. Par leurs témoignages de vie, commentaires ou suggestions, elles ont permis à Marie-Dimanche Gagné de créer l’histoire finale. « Un appel à témoignages a été lancé en septembre dernier aux femmes francophones du Yukon », explique la scénariste. « Nous avons réalisé des entretiens et reçu des textes dont nous nous sommes inspirées lors des ateliers d’écriture. À la fin, j’ai relié tous les fils et je me suis organisée pour écrire une pièce complète, basée sur l’histoire d’une trentaine de femmes. »

Deux histoires parallèles

Sous la direction artistique de Virginie Hamel, huit comédiens et comédiennes se partageront l’affiche de Je parle français and I Love in English. Deux histoires parallèles composent la pièce. « La première conte l’histoire de Nicole (jouée par Angélique Bernard), le jour de son 35e anniversaire de mariage avec un anglophone », explique Marie-Dimanche Gagné. « Elle a trois enfants et a habité à Faro pendant plusieurs années. Il y a aussi des références à Whitehorse et à Dawson, c’est donc aussi intéressant de voir l’évolution du français au Yukon. Cette réalité peut d’ailleurs toucher beaucoup de femmes au Canada. »

La seconde histoire, plus axée autour de la rencontre, permettra au spectateur de faire connaissance avec Geneviève et Ben (joués par Laurie Gendron et Mike Tribes). Autour de ces personnages, d’autres intervenants aux comportements plus ou moins compréhensifs, joués par Jessica Nadon, Justin Lemphers, Isabelle Ngapa, Erin Evangeline Sanderson et Éden Gagné. « La pièce touche à la réalité des couples dont les membres ne parlent pas la même langue, ce qui implique donc autant d’avantages que d’inconvénients et d’accrochages », explique Marie-Dimanche Gagné. « Comme dans tous les couples dans le fond, mais il s’agit quand même ici d’une situation spécifique. »

« Impoli et pas très compréhensif »

Dans le rôle de Steve, le meilleur ami de Ben, Justin Lemphers. En couple depuis plusieurs années avec une conjointe francophone, le comédien est allé rencontrer la scénariste en vue de partager avec elle quelques-unes de ses expériences de vie. « Marie-Dimanche m’a dit qu’ils recherchaient un homme pour la pièce et m’a demandé du même coup si j’étais intéressé », raconte-t-il. « Comme j’ai toujours été attiré par le théâtre, je me suis dit : pourquoi pas! » Pour sa première scène, Justin Lemphers s’est vu confier le « mauvais » rôle. « Je joue un imbécile, qui ne connaît rien à la culture francophone », lance-t-il. « Je suis plutôt impoli et pas très compréhensif. » De fil en aiguille, le personnage en apprendra un peu plus sur le sujet, grâce notamment à son ami Ben, qui amorce une relation avec une jeune femme francophone. « Je ne suis pas un imbécile, c’est donc intéressant de jouer ce type de rôle », plaisante Justin Lemphers. « De plus, je suis depuis trois mois des cours de français, et la pièce me donne donc également la chance de côtoyer cette langue. C’est un peu comme une immersion. » Le comédien salue par ailleurs le travail de la scénariste et l’apport de toutes les femmes francophones au projet. « Les histoires et les anecdotes collectées proviennent de femmes et d’hommes en couples mixtes, et je crois vraiment qu’un bon travail a été fait pour mettre tout ça ensemble », dit-il. « J’espère que nous aurons un bon public. Je pense qu’il y aura quelque chose à prendre, autant pour les francophones que pour les anglophones. »

Je parle français and I Love in English

Au Old Fire Hall de Whitehorse les 21 et 22 mars à 20 h.

Au Centre Dänojà Zho de Dawson City le 24 mars à 20 h.

La pièce sera présentée avec des surtitres en français et en anglais. 

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