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La ville nature cherche à définir ses parcs

La ville nature cherche à définir ses parcs

Janice Durant

Les citoyens de Whitehorse, grands amateurs d’espaces naturels, ne seront probablement pas surpris d’apprendre qu’à l’intérieur des limites de la ville se trouve le plus grand parc urbain au Canada. Le parc du lac Chadburn avec ses 7 550 hectares (presque 19 fois la grandeur du parc Stanley à Vancouver) n’est qu’un des cinq nouveaux parcs identifiés dans le Plan officiel de la communauté de Whitehorse. En tout, ces cinq parcs représentent 30 % de la superficie totale de la ville.

La Ville espère qu’un Plan des parcs régionaux sera complété avant le début de l’été. L’agent de projet, M. John Glynn-Morris, se dit fort enthousiaste à l’idée d’arriver à préciser la vision des citoyens, même s’il rencontre plusieurs défis. Déjà au départ, le titre « Plan de parcs régionaux » porte à confusion, nous dit M. Glynn-Morris. « Les gens pensent parfois qu’il s’agit de la même chose que le Plan d’aménagement régional du territoire, comme celui de la rivière Peel dont on entend beaucoup parler. Mais ce sont deux choses complètement différentes. » Le Plan des parcs régionaux s’intéresse seulement aux cinq grands parcs de la ville de Whitehorse : les parcs du lac Chadburn, du ruisseau McIntyre, de l’étang Paddy’s Pond, du lac MacLean et de Wolf Creek. De plus, ces parcs se distinguent des plus petits parcs urbains comme le parc Shipyards ou le parc Rotary. Les cinq grands parcs sont des endroits naturels beaucoup plus sauvages et incluent des lacs, des pistes, des pentes sableuses, des forêts, des collines et tous ces aspects géographiques que les citoyens tiennent à cœur et qui amènent les gens à venir s’installer pour vivre à Whitehorse.

La conseillère Betty Irwin discute avec John Glynn-Morris et Erica Beasley des limites des cinq parcs régionaux de la ville de Whitehorse lors de l’atelier du 23 avril au Centre du Mont McIntyre. Crédit photo : Janice Durant.

La conseillère Betty Irwin discute avec John Glynn-Morris et Erica Beasley des limites des cinq parcs régionaux de la ville de Whitehorse lors de l’atelier du 23 avril au Centre du Mont McIntyre. Crédit photo : Janice Durant.

Malgré cet attachement, il existe toujours le défi de susciter l’intérêt et l’implication des Yukonnais qui souffrent peut-être d’un certain désillusionnement par rapport aux consultations publiques. À ce jour, deux réunions publiques ont eu lieu afin d’échanger des idées, de faire ressortir les valeurs et de commencer à formuler une vision. Un des participants à l’atelier du 23 avril 2014, M. Lewis Rifkind, représentant de la Société de conservation du Yukon, pense que c’est un très bon début de projet. « Est-ce parfait? Non. Mais il s’agit d’un très bon pied de départ, surtout si le plan garde la possibilité d’expansion avec le potentiel d’inclure des idées comme des corridors fauniques, ou la continuité de pistes pour les cyclistes et les piétons. »

C’est le début d’une grande ébauche et il reste beaucoup de détails à négocier afin d’arriver à ce plan final qui saura « refléter l’essence même de la raison qui amène les gens à vivre, travailler et jouer à Whitehorse. » (www.whitehorse.ca)

Deux murs virtuels « Padlet » ont été installés pour rejoindre la population d’une façon amusante et interactive. Ces plateformes intitulées respectivement « Voici pourquoi j’aime ces parcs » et « Partage d’idées géniales pour un parc » contiennent des photos de vélo sur neige, de grenouilles et de petits fruits ainsi que des idées innovatrices comme le concept du Trouble de déficience de la nature ou l’accès au transport en commun pour se rendre aux parcs. On peut s’informer et partager ses idées sur le site de la Ville de Whitehorse en suivant les rubriques « Public Consultations » et « Regional Park Plan ».


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