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La tentation d’un pied-à-terre sur les plages du lac Bennett

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Thibaut Rondel

La Première nation de Carcross Tagish a commencé des travaux d’aménagement des terres sur les rives du lac Bennett. Au printemps prochain, elle espère pouvoir commercialiser une vingtaine de lots le long de cette plage considérée comme l’une des plus belles du Yukon.

« Nous espérons que nous pourrons commencer la prévente dès le printemps prochain », indique Jeffrey Barrett, le dirigeant de la Carcross/Tagish Management Corporation (CTMC). « Nous prédisons que la demande sera plutôt élevée et nous voulons réfléchir à la façon la plus équitable d’offrir ces lots. Si la demande excède l’offre, on se dirigera probablement vers une loterie. »

La Première nation de Carcross Tagish a commencé des travaux d’aménagement des terres sur les rives du lac Bennett, où elle espère pouvoir commercialiser une vingtaine de cottages dès le printemps prochain. Photo : Marie-Claude Nault

La Première nation de Carcross Tagish a commencé des travaux d’aménagement des terres sur les rives du lac Bennett, où elle espère pouvoir commercialiser une vingtaine de cottages dès le printemps prochain. Photo : Marie-Claude Nault

Les personnes intéressées à acquérir ces nouveaux lots ont été invitées à se préinscrire auprès de la CTMC. Selon M. Barrett, les profils sont très variés. On y trouve des résidents de Carcross et de futurs retraités, mais aussi des gens en quête d’une maison de campagne pour les fins de semaine, ainsi que des étrangers désirant simplement passer l’été sur les bords du lac.

Les heureux possesseurs de ces nouveaux cottages pourront profiter d’une vue panoramique sur le lac et les montagnes, puisque la place du verre et des fenêtres sera prépondérante. M. Barrett avance notamment l’idée d’une conception simple et contemporaine empruntant au style architectural Tlingit. Au moins trois modèles de maison différents pourraient voir le jour.

La question des terres

Actuellement, les banques se montrent réticentes à prêter de l’argent aux particuliers qui souhaitent financer une habitation construite sur un terrain dont ils ne sont pas propriétaires. Or, les terres sur lesquelles seront construits les cottages appartiennent à la Première nation de Carcross Tagish, et comme le stipulent les ententes territoriales signées au Yukon, elles ne peuvent être vendues.

Pour pouvoir exploiter le potentiel immobilier de ces terrains, la CTMC souhaite donc mettre en place un système de location à long terme. La modernisation de la loi sur les titres de bien-fonds du Yukon devrait désormais faciliter certaines actions en ce sens. Le texte devrait être mis à jour très prochainement.

« Nous étudions encore les détails légaux, mais nous espérons que la législation permettra l’enregistrement des terres des Premières nations dans le système territorial, et qu’il sera possible d’obtenir une hypothèque dans le cadre d’une location à long terme », explique M. Barrett.

La CTMC envisage de proposer un bail locatif de 25 ans, voire plus si la législation le permet. Un contrat de location est actuellement développé en ce sens et devrait voir le jour au printemps prochain. Aucun prix n’a par ailleurs encore été fixé, mais la CTMC assure que le contrat de location à long terme sera solide et sans surprise. Ainsi, aucune nouvelle taxe ne pourra par exemple être réclamée durant la période de location couverte par le contrat.

Les Kwanlin Dün à Whitehorse

La modernisation de la loi sur les titres de bien-fonds du Yukon devrait notamment passer par la mise en œuvre d’un nouveau système d’enregistrement des terres. Celui-ci permettra d’émettre un titre de propriété assorti de droits clairement définis. Ce document devra par ailleurs être conçu de façon à être reconnu par les banques et autres organismes financiers susceptibles d’accorder des hypothèques.

À Whitehorse, la Première nation Kwanlin Dün se réjouit de la modernisation de la loi qui lui permettra également d’exploiter à des fins immobilières ses quelque 1 000 kilomètres carrés de terres traditionnelles.

Au total, sept Premières nations du Yukon ont montré un intérêt à ouvrir leurs terres ancestrales au développement immobilier. Bien que les dispositions de la nouvelle loi ne soient pas encore totalement explicites, certaines Premières nations se sont déjà lancées dans le développement de tels projets immobiliers.

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