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La rue, la nuit, les femmes sans peur

La rue, la nuit, les femmes sans peur
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Les EssentiElles

La marche La rue, la nuit, les femmes sans peur, connue en anglais sous le nom Take Back the Night, pour sensibiliser à la violence faite aux femmes et appeler à y mettre fin a lieu chaque année à travers le monde. Cette année, la marche aura lieu au mois de novembre au lieu de septembre.

Né sous l’appellation Reclaim the Night (Réclame la nuit), cet événement a été tenu pour la première fois à Philadelphie, en Pennsylvanie, en 1975, à la suite du meurtre d’une jeune femme par un étranger dans la rue, à quelques pas de chez elle. La première marche internationale s’est déroulée à Bruxelles, en Belgique, en 1976, dans le cadre du Tribunal international des crimes contre les femmes. Les années suivantes, le mouvement a pris de l’expansion en Europe et en Asie, où des marches Reclaim the Night ont été organisées en Italie, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Inde, ralliant les revendications des femmes à travers le monde.

C’est en 1977 que la phrase Take Back the Night a été introduite, d’après un texte lu par une militante nommée Anne Pride à une manifestation contre la violence à Pittsburgh. Le nom a été repris l’année suivante pour une marche à San Francisco, où des femmes ont manifesté contre l’exploitation du corps des femmes par la pornographie.

Au Canada, la première marche La rue, la nuit, les femmes sans peur a été organisée en 1978 à Vancouver. En 1981, l’Association canadienne des centres contre les agressions à caractère sexuel a établi le troisième vendredi du mois de septembre comme étant la Journée nationale de cette marche. À Whitehorse, nous avons décidé de déplacer la marche au mois de novembre pour concorder avec les 12 jours pour éliminer la violence faite aux femmes.

Bien que la situation des femmes ait évolué de façon significative depuis les débuts de La rue, la nuit, les femmes sans peur dans les années 1970, les revendications conservent toujours leur pertinence. Encore aujourd’hui, au Canada, une femme sur quatre est victime d’agression sexualisée durant sa vie. Au Canada, tous les six jours, une femme est tuée par son partenaire ou ex-partenaire. De plus, la violence contre les femmes autochtones est trois fois plus élevée que contre les femmes non autochtones.

La marche vise à dénoncer toutes les formes de violence envers les femmes, incluant les viols et le harcèlement, et à revendiquer le droit des femmes à l’accès à l’espace public, la nuit comme le jour, sans crainte pour leur sécurité. Par contre, il faut rappeler qu’au Canada, la plupart des agressions sexualisées, soit 85 %, sont commises par une personne que la victime connaît, et non par un étranger dans un endroit public. Dans les territoires, ce pourcentage est de 92 %. La marche souligne donc également l’importance du droit à la sécurité dans les espaces privés, et non seulement dans la rue.

Les femmes seront invitées à se joindre à la marche le 25 novembre devant le Palais de justice de Whitehorse. Les hommes pourront participer à l’événement Ruban blanc qui aura lieu au Centre culturel Kwanlin Dün. Les organisatrices et organisateurs espèrent que les Yukonnaises et Yukonnais prendront la rue en grand nombre, en solidarité avec des groupes partout au Canada pour souligner le droit à une communauté sécuritaire pour toutes.

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