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La ligue Lady Wrestlers livre son ultime combat à Dawson

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Agnès Viger

Après cinq années de spectacles de lutte à travers le pays, la ligue de lutte Lady Wrestlers a produit sa toute dernière représentation le 5 août dernier à Dawson, ville de naissance de la ligue. Plus de 400 personnes sont venues encourager ces lutteuses féministes et survoltées. La bataille a été nommée Thunderdome, en hommage au Dôme de Dawson.

L’histoire de la ligue

En 2013, douze Dawsoniennes créent un spectacle de lutte féministe pour s’amuser. « C’est parti d’une joke, c’était pas organisé et 60 personnes se sont pointées », explique Yasmine Renaud, une lutteuse francophone membre de la ligue. « Ce n’est pas la lutte qui nous intéresse, mais c’est le moyen que nous utilisons pour nous faire entendre en tant que femmes et pour parler des stéréotypes », ajoute-t-elle.

Sortie spectaculaire de Fedora Todd. Photo : Genséric Morel

Sortie spectaculaire de Fedora Todd. Photo : Genséric Morel


La créatrice de la ligue, Aubyn O’Grady, a déménagé avec trois autres lutteuses à Toronto où elles ont créé une ligue de Lady Wrestlers. Puis, une lutteuse a déménagé à Montréal, et une autre à Victoria, ouvrant des ligues dans ces autres villes. À Fairbanks, des lutteuses se sont aussi inspirées des Dawsoniennes pour créer leur association. Pour le tout dernier combat de la ligue nationale, les lutteuses se sont retrouvées à Dawson pour clore l’histoire en beauté.

Une ultime représentation

Le spectacle s’est ouvert sur un effeuillage burlesque afin de mettre le public dans l’ambiance. Aubyn O’Grady a ensuite remercié les lutteuses, les spectateurs et les bénévoles. « Je n’aurais pas pu faire ça toute seule », finit-elle avec émotion. Le public électrisé était déjà prêt à soutenir les combattantes. Certains sont venus déguisés, d’autres avec des pancartes pour encourager leur lutteuse préférée. L’assistance clamait régulièrement des slogans égalitaires comme « Bats-toi comme une fille » ou « Libérons les tétons ».

Treize combats se sont déroulés sur le ring, avec des personnages plus originaux les uns que les autres. Kitty Standard qui retombe toujours sur ses pattes, The Stinker qui a mis KO son adversaire en l’étouffant avec un œuf au vinaigre, Anita Pad et son tampon ensanglanté géant, Fedora Todd caricaturant les trolls patriarches que l’on trouve sur Internet, Bob Loblaw le touriste de Holland America Tour, ou encore Greasy Leesy la serveuse de l’Eldorado qui se bat à coup de gaufres et de sirop d’érable. La ceinture de l’ultime gagnante a été remise à Debbie White alias Biker Bitch, Dawsonienne qui foulait le ring pour la première fois. Après avoir battu ses rivales, elle est sortie de scène en moto en faisant des doigts d’honneur au public.

De nouveaux projets pour l’avenir

Si la ligue met fin à ses activités de lutte, c’est pour une raison simple. « Nous n’avions pas l’intention de grandir autant, alors nous dénationalisons la ligue pour retourner à des projets qui réuniront la communauté à une échelle locale », explique Aubyn O’Grady. Beaucoup de lutteuses sont des artistes dans la vie de tous les jours et elles ont besoin de temps pour se consacrer à de nouvelles créations.

Pour autant, trois projets concernant la ligue Lady Wrestlers sont encore en préparation. Un livre sur la lutte féminine et l’histoire de la ligue, un guide pour commencer un projet artistique féministe dans une communauté et un documentaire sur la ligue réalisé par Amy Siegel. D’autres ligues de lutte féminine existent en Amérique du Nord et les lutteuses dawsoniennes nostalgiques pourront donc toujours voyager et offrir des spectacles dans d’autres villes.

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