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La jeunesse au front pour le climat

Julien Latraverse

Plusieurs centaines de manifestants ont marché pour la planète le 27 septembre dernier dans le cadre de la Semaine internationale pour le climat à Whitehorse.

Des jeunes ont bloqué l’accès à la 2e Avenue, laissant uniquement les autobus passer le barrage, pour protester contre l’inaction climatique des gouvernements.
Photo : Julien Latraverse

 

Plusieurs centaines de manifestants scandaient des slogans écologiques au son des klaxons des automobilistes le 27 septembre dernier devant l’Hôtel de Ville de Whitehorse.

Plusieurs villes d’un peu partout dans le monde, comme Paris, Montréal et Vancouver participaient à cette grève internationale pour le climat.

En tout, près de quatre millions de personnes auraient défilé dans les rues lors de cet événement, estime l’organisme Fridays for Future.

Les manifestants revendiquent une reconnaissance de l’état d’urgence climatique de la part de tous les politiciens et des corporations.

Ils demandent aussi un resserrement des lois écologiques pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré. (Source : organisme Earth Strike). Les manifestants se sont déplacés de l’Hôtel de ville de Whitehorse jusqu’au bâtiment du gouvernement fédéral.

Cette manifestation bouclait la semaine internationale pour le climat qui avait débuté le 20 septembre.

L’enjeu majeur d’une génération

Les jeunes Yukonnais et Yukonnaises étaient nombreux à la manifestation, inspirés par les Skolstrejk for klimatet [grève d’école pour le climat] initiée il y a presque un an par Greta Thunberg.

Armée de son haut-parleur et de son traditionnel casque de vélo jaune, l’homologue yukonnaise de l’activiste suédoise, Sophie Molgat, se remémore le début des grèves d’école pour le climat à Whitehorse. « Ça fait plusieurs mois qu’on fait ça tout seul. Une fois, il y avait quatre jeunes. »

La militante avoue ressentir un soulagement devant le nombre — et la fougue — des personnes présentes. « Ça fait vraiment du bien », lance-t-elle avec un large sourire.

Certains enseignants, comme Ed Gillis, ont accompagné leurs élèves à la manifestation. « Ils étaient très motivés », se rappelle l’enseignant de sixième année à l’École Émilie-Tremblay avant d’ajouter, « ils ont adoré faire des pancartes et des slogans. »

La participation de ses élèves à la manifestation a toutefois nécessité du travail en amont, explique M. Gillis. « On a commencé à démystifier les changements climatiques en classe avec plusieurs vidéos de Greta Thunberg, par exemple », explique-t-il.

Lui aussi présent à l’événement, le maire de Whitehorse, Dan Curtis, salue l’implication des jeunes dans la grève. « Il n’y avait pas que des jeunes ici, mais c’est la jeunesse qui a entraîné ce mouvement. »

Il avait déclaré plus tôt dans la semaine l’urgence climatique à Whitehorse d’un coup de maillet historique.

Il reste néanmoins beaucoup de chemin à faire pour préserver la planète, admet le maire. « La Terre vit une crise, elle se réchauffe et nous n’avons pas beaucoup de temps. » Un avis partagé par Sophie Molgat. « Cette semaine a été un gros pas pour l’environnement à Whitehorse, mais il faut définitivement faire plus que ça », mentionne-t-elle avec aplomb.

Reste maintenant à voir si ces quatre millions de voix trouveront écho dans les décisions des dirigeants à travers le monde.

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