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La gala de la francophonie adopte un nouveau format

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Thibaut Rondel

Le traditionnel Gala de la francophonie aura lieu le 1er novembre prochain au Centre des arts du Yukon. Pour cette nouvelle édition, davantage de prestations artistiques, mais des remises de prix passées aux oubliettes.

En cause, un format de spectacle jugé trop lourd par plusieurs membres de la communauté francophone du Yukon. Réunis au sein du comité culturel lancé par l’Association franco-yukonnaise et coordonné par Édith Bélanger, plusieurs voix se sont élevées en faveur d’une évolution du concept de gala.

« Il y a eu un consensus sur le fait que le concept et la forme du spectacle sont lourds pour le spectateur. Nous avons entre sept et neuf remises de prix chaque année, entrecoupées d’interventions artistiques, pour un spectacle qui dure entre 2 heures 30 et 3 heures », explique Virginie Hamel, gestionnaire du service Arts et culture à l’Association franco-yukonnaise (AFY) « De l’avis général, il fallait continuer à remercier et à féliciter les gens qui avaient accompli des choses pour la francophonie pendant l’année, mais à l’occasion d’autres événements. »

Le judoka olympique Antoine Valois-Fortier remet le Prix Jeunesse à Daniel Latour, lors du Gala de la francophonie 2012. Ces remises de récompenses ne feront plus partie du concept 2013. Photo : Archives A.B.

Le judoka olympique Antoine Valois-Fortier remet le Prix Jeunesse à Daniel Latour, lors du Gala de la francophonie 2012. Ces remises de récompenses ne feront plus partie du concept 2013. Photo : Archives A.B.

Plus d’art, moins de longueurs

Afin de rendre la manifestation plus accessible, le Gala de la francophonie version 2013 mettra l’accent sur les spectacles plus que sur les discours. La durée de l’événement sera a priori ramenée autour d’une heure trente.

« On s’en va vers quelque chose de moins formel, de plus artistique et d’un autre calibre aussi », affirme Mme Hamel qui précise qu’un appel sera lancé aux artistes qui désirent participer aux auditions.

Afin de marquer le changement, des artistes de la communauté seront invités à produire des prestations qui s’inscrivent dans des registres inattendus. Le but étant de générer de l’originalité et de faire sortir les artistes de leur « zone de confort ».

« Nous pensons que cela va être beaucoup plus accessible et amusant pour la communauté anglophone de venir voir le spectacle de la francophonie », explique Virginie Hamel. « Il y avait auparavant des anglophones qui venaient assister à l’événement, mais plusieurs d’entre eux trouvaient ça un peu plate, car le gala était vraiment centré sur la communauté francophone. »

Dualité linguistique dans les arts

L’adoption de ce nouveau format entre dans le cadre d’une stratégie d’ouverture dont le fer de lance est un projet axé sur le soutien à la dualité linguistique. Selon le service Arts et culture, plusieurs organismes culturels susceptibles de collaborer avec l’AFY ont été ciblés en ce sens, comme le Musée des transports et le Centre des arts du Yukon.

« Globalement, nous essayons de développer une meilleure communication entre le Centre des arts et l’AFY sur ce qui se fait au niveau culturel », indique Mme Hamel. « Le projet dualité linguistique a par exemple alloué des fonds pour que le Centre des arts puisse traduire une partie de son site Internet en français. »

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