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La Fondation boréale, une première bourse en vue?

Gabrielle Lizée-Prynne

L’assemblée générale annuelle de la Fondation boréale s’est tenue le jeudi 2 juin 2016 à la salle communautaire du Centre de la francophonie. Le comité d’administration en a profité pour présenter l’état actuel de la fondation et proposer ses priorités pour 2016-2017. Fondée en 2005, la Fondation boréale a comme mandat d’offrir un appui financier aux francophones du Yukon en distribuant les intérêts de son fonds de capital par l’entremise de bourses. Elle contribue ainsi au développement et à la vitalité de la communauté franco-yukonnaise en collectant des fonds et en les redistribuant dans les domaines prioritaires identifiés par celle-ci.

Pas de présidence

La présidence toujours vacante, le conseil d’administration affirme que le manque de leadership s’est fait ressentir au cours de l’année. Par conséquent, la fondation n’a pas progressé autant qu’espéré. Le comité affirme avoir reçu une déclaration d’intérêt d’un individu pour pourvoir le poste, mais un suivi reste à faire.

Le conseil d’administration a cependant accueilli une nouvelle membre lors de l’assemblée, Élaine Michaud, qui occupera le poste de vice-présidente aux dons.

Le conseil d’administration de la Fondation boréale est composé de François Picard au poste de secrétaire-trésorier, Patricia Brennan, vice-présidente aux collectes de fonds (absente de la photo), Élaine Michaud à la vice-présidente aux dons et Frédéric Nolet à la vice-présidence. La présidence reste vacante. Photo: Gabrielle Lizée-Prynne

Le conseil d’administration de la Fondation boréale est composé de François Picard au poste de secrétaire-trésorier, Patricia Brennan, vice-présidente aux collectes de fonds (absente de la photo), Élaine Michaud à la vice-présidente aux dons et Frédéric Nolet à la vice-présidence. La présidence reste vacante. Photo: Gabrielle Lizée-Prynne


Une consultation envisagée

Bien que l’objectif de la Fondation boréale de ramasser 50 000 $ ait été atteint en 2014, notamment grâce à un don de 25 000 $ venu de l’Association franco-yukonnaise (AFY), l’organisme doit encore octroyer sa première bourse.

« Le processus a été un peu en accéléré et il fallait choisir comment on allait distribuer nos fonds », explique Frédéric Nolet, vice-président du conseil d’administration. « On n’a pas pu le faire cette année, mais ça va se faire, il faut que ça se fasse pour qu’on aille de l’avant. Mais ça demande beaucoup d’organisation et de logistique et il faut trouver un moment où on peut susciter une bonne participation », poursuit-il en référence à la consultation qui sera organisée pour déterminer les besoins de financement au sein de la communauté franco-yukonnaise.

Le comité explique qu’il explore plusieurs options, comme l’éducation, mais que puisqu’il existe déjà plusieurs bourses offertes par le gouvernement du Yukon, il ne souhaite pas dupliquer une offre déjà existante.

« D’où l’importance de faire une consultation pour avoir un impact plus significatif, tout en s’assurant de pouvoir continuer à donner pour les années à venir », affirme le vice-président de la fondation.

Instaurer une politique d’investissement

Mis à part les dons reçus, la Fondation boréale a généré un peu plus de 1 850 $ de recettes grâce à ses collectes de fonds au cours de l’année, notamment lors d’un Café-rencontre, d’un brunch « cabane à sucre » et grâce à la vente de boissons lors de la Journée de la francophonie yukonnaise.

Bien que le total actif de l’organisme atteigne presque 60 000 $, le fonds demeure actuellement dans un compte chèque et les intérêts sont minimes. Le défi du conseil est donc d’instaurer une politique d’investissement et de déterminer les risques qu’il est prêt à assumer, comme le précise M. Nolet.

« On pourrait investir dans des fonds à haut risque qui auront un meilleur rendement, ou bien dans des fonds à bas risque, mais avec un moins bon rendement. Ça fait partie des options à regarder et des politiques à adopter. Il y a aussi la question de valeur. Est-ce qu’on investit juste pour investir, ou est-ce qu’on devrait se poser certaines limites et avoir un certain cadre pour nos investissements? »

Projets anticipés

Pour 2016-2017, l’organisme a ainsi établi comme priorités le lancement de son programme de bourse et la mise en place de politiques afin de faire fructifier le capital actuel. Des priorités qui restent fidèles à celles des années précédentes.

Le développement d’un site Web pour la fondation — un projet qui devait être réalisé dès 2014 — fait aussi partie des priorités du conseil pour la prochaine année.

À la question de savoir quand la première bourse de la fondation pourra être offerte, aucune date approximative n’est envisagée pour l’instant, comme le précise le vice-président de la fondation. « L’année passée, on espérait offrir une bourse cette année, et là, on va espérer pour l’année prochaine. Aussitôt que la consultation est faite, les choses peuvent progresser rapidement, mais il y a encore du travail à faire. »


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