Accueil » Actualités » Jean-Louis Kwan-Teau représente le multiculturalisme à lui tout seul

Jean-Louis Kwan-Teau représente le multiculturalisme à lui tout seul

PartagerEmail this to someoneShare on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0

Né à Madagascar de parents chinois, Jean-Louis Kwan-Teau est issu d’une culture française, mais aussi québécoise puisqu’il a vécu dix-sept ans à Montréal. Et le voici maintenant à s’imprégner de la culture yukonnaise. Un sino-malgache québécois franco-yukonnais… Bel exemple de multiculturalisme!

Arrivée au Canada

C’est sur l’invitation de son frère que Jean-Louis est arrivé au Canada en 1997. Il a demandé un visa depuis Madagascar et il a obtenu sa résidence permanente en six mois. Il y a un peu moins de vingt ans, être célibataire, avoir 27 ans, posséder un diplôme et parler français suffisaient pour être accueilli à bras ouverts au Québec. C’était le bon temps !

Avec des études en maintenance industrielle, M. Kwan-Teau a rapidement trouvé un emploi.

« À Montréal, j’ai travaillé dans une compagnie de fibre de verre pendant quatorze ans », dit-il. « Ensuite, j’ai changé pour une autre spécialisée dans le polyuréthane moulé. J’étais technicien en recherche et développement. »

C’est par l’entremise d’amis que le Yukon s’est immiscé dans la vie de Jean-Louis. Il a rencontré Nicole Prévost, une Franco-Yukonnaise qui travaillait à Toronto. Les nombreux allers-retours Montréal-Toronto sont responsables du déménagement de Nicole à Montréal. Leurs années de vie commune ont donné naissance à trois enfants qui ont aujourd’hui 7 ans, 5 ans et 3 ans.

Retour aux sources

Jean-Louis connaissait déjà les quatre saisons au Yukon pour avoir souvent visité ses beaux-parents qui demeurent au lac Marsh. Mais l’idée de venir y vivre ne faisait pas partie des plans de la famille. C’est grâce à un concours de circonstances qu’ils sont maintenant installés ici. L’employeur de Nicole Prévost (Patrimoine Canada) lui a fait une proposition, elle y a réfléchi et a décidé d’accepter une mutation au Yukon.

Adaptation au Yukon

Jean-Louis savait bien qu’en déménageant ici, il n’aurait pas le même genre d’emploi auquel il était habitué.

« C’est sûr que par rapport au travail que je faisais à Montréal, je n’ai pas pu trouver quelque chose dans mon domaine au Yukon. Mais j’étais ouvert à toute proposition », nous raconte-t-il.

Après son arrivée, il a mis moins de quatre semaines à se remettre sur le marché du travail. Il a travaillé dans la construction, puis comme agent de maintenance au golf de Porter Creek, et maintenant, il est technicien de maintenance préventive et corrective pour Nothern Vision Development.

Quand on questionne JeanLouis sur ses impressions du Yukon, c’est rapidement qu’il répond : « C’est sûr que c’est un petit peu plus froid qu’à Montréal, mais il y a moins de neige. Pas de grandes bordées de 30 ou 40 cm. La noirceur, c’est un peu difficile quand même. »

Il ne fait pas de sports d’hiver pour l’aider à trouver l’hiver moins long, mais dit qu’il compte bien s’y mettre. Il a acheté son bois en longueur de 40 pieds et l’a coupé lui-même. À voir son abri à bois rempli de bûches bien cordées, on devine que Jean-Louis deviendra rapidement un sourdough.

Philosophe, il termine en disant : « Même si je viens d’une grande ville, je n’aime pas trop la foule. Donc, ici, c’est parfait. On a un toit, les enfants sont contents, on a du travail, on est en santé. On vit proche de la nature. »

PartagerEmail this to someoneShare on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0


Sur le même thème

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *