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Impro au nord du 60e parallèle

Laurence Landry

Philippe Leblanc vient d’arriver à Whitehorse. Attiré au territoire grâce à un nouvel emploi à caractère culturel, il propose d’ores et déjà de relancer une activité mise sur pause depuis quelques années : l’improvisation.

Philippe Leblanc est attiré par la polyvalence que demande l’improvisation.

 

L’improvisation est l’une des plus récentes formes d’art de la scène : un jeu théâtral originaire de la province de Québec qui repose sur le fait d’improviser de petites scènes sur un temps et un thème donnés. Plusieurs éléments du hockey s’y retrouvent, que ce soit par la présence de pénalités ou par la forme de la scène. Les joueurs et les joueuses se rassemblent en ligues, portent des chandails similaire à ceux des hockeyeurs professionnels et s’affrontent en équipes.

Depuis le premier match ayant eu lieu le 27 octobre 1977 à Montréal, l’improvisation connait une croissance qui dépasse les frontières du Canada. On retrouve des ligues dans l’Europe francophone, aux États-Unis et en Allemagne. En 2018, la République démocratique du Congo a d’ailleurs accueilli la première coupe africaine d’improvisation.

Relancer l’impro en français

Au territoire, il n’y a pas pour le moment de ligue formelle ou d’équipes officielles, même s’il y a déjà plusieurs participant.e.s enthousiastes. Le milieu est majoritairement anglophone.

Philippe Leblanc vient d’arriver au territoire. Originaire de Montréal, il a vécu en partageant son temps entre le Québec et le sud de la France. Lors de chaque voyage, il emmène avec lui son amour de l’improvisation, né dans la ligue de son école, et va jusqu’à former une ligue à Marseille. En 2009, il revient à Montréal, décidé à rester au Canada.

Par la suite, l’aventure entrepreneuriale le tente. Cherchant le meilleur endroit pour fonder son entreprise, il visite le Colorado, l’Irlande et le Yukon. Il arrive à Whitehorse en février 2020. Reprenant son travail dans le milieu du montage vidéo, il s’installe dans la capitale territoriale. Il commence désormais une nouvelle année scolaire au CSSC Mercier, en tant que coordonnateur de l’intégration culturelle.

Ayant passé quelques années loin de la scène, il est prêt à reprendre son chandail et à partager son savoir au travers d’ateliers d’impro. Il nourrit également l’espoir de former une ligue franco-yukonnaise.

Accessible à toutes et à tous

Le côté libre et informel de l’improvisation confère à cette activité un caractère très accessible. Il n’y a pas besoin de formation, d’accréditation ou de reconnaissance professionnelle ; seulement le désir de participer. C’est une qualité que Philippe Leblanc souligne : « Moi, mon but, c’est pas que mes élèves se ramassent à Hollywood la semaine prochaine […]. C’est monsieur-madame Tout-le-monde, même s’ils n’ont aucune expérience en théâtre. [] J’ai déjà donné des formations à des ainé.e.s. Ils n’avaient aucune expérience théâtrale […]. J’ai vu des madames de 85 ans : leur but ce n’était pas de se ramasser sur une scène, c’était juste de faire une activité, de sortir du quotidien. »

C’est un art qui apporte une certaine liberté, mais aussi une Polyvalence qui s’applique dans de nombreux domaines. Là où l’art oratoire est requis, l’impro peut trouver son utilité. Elle apporte des outils transférables dans toutes les sphères de la vie, personnelle ou professionnelles.

Fort d’une expérience de plus de 30 ans en tant que joueur et de plus de 20 ans en tant que formateur, Philippe Leblanc propose des ateliers ouverts à toutes et à tous. Au programme : les bases, les techniques, développer son imaginaire, combattre la timidité, laisser aller sa folie créatrice, rencontrer des gens et, surtout, s’amuser!

Les ateliers seront offerts du 14 septembre au 21 décembre. Pour plus de renseignements et pour s’inscrire : 1 514 718-8118.

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