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Immigration : s’intégrer par le bénévolat

Émilie Thibeault-Maloney

Le bénévolat peut-il aider les immigrants francophones à se trouver un emploi au Yukon? C’est la question que nous avons posée à Bruno Bourdache, directeur général de l’organisme Volunteer Bénévoles Yukon, dont le mandat consiste à jumeler les candidats aux diverses occasions de travail bénévole au territoire.

Bruno Bourdache est le directeur général de Volunteer Bénévoles Yukon (VBY), qui sert d’intermédiaire entre les candidats et les offres de bénévolat au territoire.
Photo : Émilie Thibeault-Maloney

Favoriser l’intégration et l’employabilité

« Faire du bénévolat, c’est le meilleur moyen pour un nouvel arrivant de connaître la culture, de s’intégrer dans la culture », explique-t-il.

Selon lui, il s’agit d’une option intéressante pour les nouveaux arrivants à la recherche d’un emploi, puisque le bénévolat permet de se faire des amis et de créer des contacts. « Au Yukon, ça marche beaucoup par contacts, par réseaux. C’est ce qui est important », ajoute-t-il. Il précise toutefois que malgré cela, n’importe qui ne peut pas être embauché n’importe où. « Il faut vraiment qu’il y ait une expérience s’il n’y a pas de diplôme. » Le bénévolat peut toutefois servir à acquérir de nouvelles aptitudes et à élargir son champ d’expertise.

« Ça dépend de quel type de bénévolat ils font, mais s’ils font vraiment quelque chose de concret, je conseille aux gens de mettre leurs expériences bénévoles sur leur CV », affirme M. Bourdache. Il ajoute : « Parfois, les gens peuvent avoir de l’expérience, mais manquer d’expérience locale, et le bénévolat peut aider à acquérir cette expérience. »

Options multiples

Les occasions de bénévolat sont diverses et nombreuses. On peut contribuer à un événement, un organisme ou une cause que l’on a à cœur. M. Bourdache cite l’exemple des nombreux volontaires qui font de la fameuse course de chiens de traîneau Yukon Quest un succès année après année : « Il y a beaucoup de Québécois qui reviennent chaque année, juste pour la Yukon Quest, parce que c’est important [pour eux]. Ils aiment les chiens, ils aiment la course, donc ils veulent la suivre, ils veulent la vivre. » Quand la reconnaissance des diplômes est compliquée, on peut également se rabattre sur le bénévolat comme solution temporaire. « Pour un immigrant ou pour un nouvel arrivant, le problème principal, c’est la reconnaissance de ses diplômes. Donc un moyen d’avoir de l’expérience, si les diplômes ne sont pas reconnus, c’est de faire du bénévolat dans le secteur. Maintenant c’est possible, dans des places spécialisées comme des hôpitaux, de faire du bénévolat », explique M. Bourdache.

Il existe diverses options, notamment avec les personnes âgées, les personnes atteintes de cancer ou les jeunes. « Ils cherchent des gens qui parlent toutes les langues pour visiter les malades, supporter les patients. » Le fait d’être bilingue est donc vu comme un atout indéniable quand vient le temps de se trouver un emploi bénévole. « Être bilingue, quelle que soit la langue, c’est très important », confirme M. Bourdache. On peut consulter les offres de bénévolat sur le site Web yuwin.ca. « Dans tous les domaines, on a besoin de bénévoles », conclut M. Bourdache.

Ce publireportage a été réalisé grâce à la contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

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