Accueil » Actualités » Heureux qui comme Zachary a fait un beau voyage

Heureux qui comme Zachary a fait un beau voyage

PartagerEmail this to someoneShare on Facebook6Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0

Françoise La Roche

Le 8 juillet dernier, Zachary Nault embarquait sur un voilier pour vivre une aventure de deux semaines qui le mènerait de Bath en Ontario au port de Québec. Dans le cadre des Rendez-vous 2017, Radio-Canada avait lancé un appel aux jeunes francophones canadiens pour participer à Reporteurs RDV2017, et devenir ainsi apprentis reporteurs-matelots. Parmi les dix-sept choisis, Zachary Nault… le seul Yukonnais du groupe.

Le bateau-école le Niagara est la reproduction du navire amiral qui a navigué lors de la bataille du lac Érié pendant la guerre de 1812. Photo : Zachary Nault

Le bateau-école le Niagara est la reproduction du navire amiral qui a navigué lors de la bataille du lac Érié pendant la guerre de 1812. Photo : Zachary Nault

 

De retour de son périple, Zachary nous a raconté son expérience. Le Niagara, voilier en bois sur lequel il a vogué, arborait deux mâts de 118 pieds et s’étendait sur 116 pieds.

« Je n’avais jamais fait de la voile sur un gros voilier. J’ai participé à la petite école de voile quand j’étais plus jeune, mais ce n’était rien comparé à celui-ci et je ne me souvenais de rien. Pour moi, tout était nouveau. J’arrivais sur un bateau et c’était une grande découverte », explique le jeune homme.

Matelot ou reporteur?

C’est avec 44 membres d’équipage que Zachary s’est familiarisé avec la vie de matelot sur ce bateau-école. En plus d’aider aux manœuvres et à l’entretien du voilier, il avait comme mission de produire un reportage par jour pour Radio-Canada. Fait cocasse : dans les premiers jours, les jeunes ont mis tellement de vidéos en ligne en même temps sur Instagram que plusieurs abonnés ont cessé de suivre le compte parce qu’il y avait trop d’alertes et que ça devenait dérangeant.

« Faire des reportages a été la partie la plus difficile pour moi. Je n’en ai pas réalisé autant que les autres, mais moi, je travaillais énormément sur le bateau. En plus, je m’occupais de la traduction », explique Zachary. « Finalement, j’ai appris qu’être reporteur, ce n’était pas pour moi, mais matelot, j’ai vraiment aimé. »

La vie à bord

Les jeunes qui ont participé à ce voyage devaient vivre à la manière des marins de l’époque.

« Le Niagara était la reproduction la plus authentique de tous les bateaux qui participaient à l’événement », explique Zachary. « Tu n’as pas de vie privée [sur le bateau]. On dormait dans des hamacs. La cale mesurait 4,5 pieds de haut. Moi, j’étais toujours penché, je mesure 6 pi. 1 po. »

Pour ce qui est de la nourriture, par contre, l’équipage ne s’est pas nourri que de biscuits de mer, bien qu’ils en aient goûté au départ de Bath. « Le reste de l’équipe ne tripait pas tellement là-dessus, mais moi, j’ai aimé cela. J’en ai mangé deux ou trois. Tu cognes sur le bois avec un biscuit et ça laisse une marque. Tu le gardes dans ta bouche très longtemps et à un moment donné, ça casse. »

À l’arrivée du Niagara à Sorel-Tracy, on s’est aperçu que la passerelle de débarquement ne rejoignait pas le quai à cause de la marée basse. Il a fallu en construire une nouvelle. Pour ce faire, Zachary a accompagné des membres de l’équipage à la quincaillerie en ville pour acheter des matériaux et a servi d’interprète, car il était le seul à parler français.

La suite des choses

Avant son départ, l’Aurore boréale avait rencontré Zachary qui avait terminé l’entrevue en disant : « Peut-être qu’après ça, je vais décider de m’acheter un voilier et de partir en voyage, ou qui sait, après je déciderai peut-être de ne plus jamais mettre les pieds sur un bateau! »

Aujourd’hui, il affirme : « Il faut que je retourne sur ces bateaux-là à un moment donné. C’est une expérience à revivre. Il ne faut pas que j’arrête. J’ai vraiment tripé. Ça m’a fait découvrir de nouvelles affaires. Moi, j’aime cela voyager. Le capitaine m’a offert de rester encore quelques semaines après notre aventure, mais j’ai malheureusement dû refuser. »

En attendant un retour en mer, Zachary entreprend des démarches pour étudier en sciences informatiques à l’Université Concordia de Montréal en janvier 2018.

Découvrez le parcours et les vidéos de Zac.

PartagerEmail this to someoneShare on Facebook6Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *