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François Picard, chef de cabinet du NDP Yukon

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Propos recueillis par Thibaut Rondel

Le 20 mars dernier, François Picard a été nommé chef de cabinet du Parti néo-démocrate du Yukon (NDP). Âgé de 27 ans, le nouveau collaborateur de l’opposition officielle milite pour le NDP depuis près de dix ans et l’élection de Jack Layton à la tête du parti. L’Aurore boréale a rencontré le nouveau collaborateur de Liz Hanson, chef de parti et députée de Whitehorse-Centre, le temps d’un entretien mêlant trajectoire personnelle et engagement politique.

L’Aurore boréale : Pourquoi avoir quitté Ottawa pour Whitehorse?

François Picard : Cela faisait neuf ans que ma conjointe et moi étions installés à Ottawa, et nous avions envie de quelque chose d’un peu nouveau. Nous sommes donc venus à peu près un mois au Yukon l’été passé, pour camper, faire du canot, aller au Festival de musique de Dawson… et nous sommes définitivement tombés en amour avec le territoire.

À ce moment, je ne m’attendais pas à venir m’installer ici, mais je suis originaire d’une petite communauté dans le nord du Québec (NDLR région du Saguenay-Lac-Saint-Jean), et j’aime la dimension humaine d’une ville comme Whitehorse. Et je ne dis pas ça pour avoir l’air fin, mais il est clair que la présence d’une communauté francophone dynamique rend l’endroit encore plus attrayant!

Le poste était donc une occasion très intéressante, d’autant plus que beaucoup de choses se passent actuellement sur la scène politique du Yukon. C’était donc une bonne façon pour moi de continuer mon engagement politique progressiste dans un environnement qui m’apparaissait très attrayant.

A.B. : Parlez-nous de votre expérience en politique.

F.P. : J’ai étudié en développement international et mondialisation à l’Université d’Ottawa, et je possède un certificat d’études politiques obtenu à Sciences-Po Grenoble. Avant de venir au Yukon, j’étais coordonnateur des relations communautaires pour le caucus du NPD fédéral, où j’ai travaillé jusqu’au milieu de l’an passé pour Nycole Turmel, qui était la chef intérimaire du parti. J’ai par la suite voyagé quelques mois, puis je me suis dit que je voulais retourner au NPD, mais sans trop savoir avec quel chapeau. Et puis, j’ai eu cette possibilité au Yukon et je me suis dit, pourquoi pas!

A.B. : Vous militez pour le NPD depuis maintenant dix ans…

F.P. : Pour moi, l’implication politique doit être ancrée dans le concret. Avant de m’impliquer au niveau politique, j’ai été impliqué dans la société civile, à travers plusieurs organisations environnementales, de solidarité internationale ou contre la guerre en Irak.

Un peu naturellement, en regardant les nouvelles et en voyant ce qui se passait sur la scène politique, je me suis dit que c’était important qu’il y ait une connexion entre de tels mouvements sociaux et le politique. Et pour moi, le NPD semblait être le meilleur véhicule pour transposer ces valeurs-là sur la scène politique.

A.B. : Quel est alors le rôle du NDP au Yukon?

F.P. : Le gouvernement actuel est en place depuis longtemps, mais je pense qu’il a perdu le contrôle des projets. Avec les dépassements de coûts qui s’empilent les uns sur les autres, on voit clairement qu’il y a une fatigue dans l’électorat, et je pense que Liz (NDLR Hanson) apporte vraiment une approche positive.

Il est donc très important pour le NDP de démontrer qu’il y a une alternative, et que pour la prochaine élection, nous serons prêts à former le gouvernement.

A.B. : Cette mission vous semble-t-elle difficile?

F.P. : Il n’y a jamais rien de facile en politique, mais je pense que le talent des gens de notre équipe et de nos députés, conjugué aux erreurs répétées et symptomatiques du gouvernement vont définitivement créer un climat qui favorisera l’émergence d’une alternative au gouvernement actuel.

A.B. : Dans ce contexte, sur quel plan intervient le chef de cabinet?

F.P. : Être chef de cabinet d’une organisation qui est quand même de taille restreinte, ça permet de toucher à différents aspects de la vie politique. Il y a une part de ressources humaines, une part de communication, une part de législatif… donc il y a une bonne diversité. Il s’agit de fournir un appui aux députés et d’orienter l’équipe pour qu’on puisse tenir ce gouvernement là responsable.

A.B. : Vous avez donc rencontré tous vos collaborateurs?

F.P. : Oui. Ça a été fantastique. Je suis arrivé le 20 mars, à la veille de la première journée de la législature et du budget. Ça a été un baptême par le feu, mais tout le monde m’a vraiment donné un coup de main pour m’immerger dans l’action.

C’est vraiment une belle équipe, les gens sont accueillants et je me suis définitivement senti bienvenu.

François Picard, chef de cabinet du NDP Yukon.

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Commentaires (1)

  1. Agathe dit :

    Mon frère est tout à fait dans son élément au Yukon. Bonheur et au plaisir de se revoir!!!

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