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Florian Boulais et l’Alchemy Café : le lieu sain de Dawson City

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Vendredi dernier, le hasard a voulu que quinze élèves de l’École Robert-Service prennent place dans le café de Florian pour une pause inattendue. Dehors, sur la neige fraîchement tombée, les rares voitures laissaient des traces de roue sur la 3e Avenue. Dedans, les rires et la vie se pressaient près du poêle à bois, dans la chaleur d’un lieu intimiste et bâti deux ans plus tôt des bras de Florian.

Florian et sa conjointe d’origine australienne, Sofia, posent devant le comptoir de l’Alchemy Café. Photo : Thierry Guenez

Florian et sa conjointe d’origine australienne, Sofia, posent devant le comptoir de l’Alchemy Café. Photo : Thierry Guenez

« Je suis à Dawson depuis quinze années déjà, déclare-t-il après avoir servi sa quinzaine de chocolats chauds. En suivant des cours de plusieurs mois à l’école des arts (Yukon College), j’ai appris les rudiments de plomberie, d’électricité ou de charpenterie dont j’avais besoin pour mener à bien mon projet. »

Un parcours à son image : pluriel et empreint d’ouverture

Né à Munich et de double nationalité française et allemande, Florian développe très tôt un goût pour les sciences. Titulaire de diplômes dans le domaine de la mécanique et de l’électronique (lycée), puis en optique et technologies laser (BTS), il prend goût aux voyages. Pendant son service militaire, dans la marine, il découvre l’Océan indien et est proche de s’installer dans un petit village de Madagascar pour y ouvrir un restaurant. Puis, il voyage en Angleterre pour apprendre la langue, et se lance dans l’aviation pour quatre ans (Swiss Air). Aucune embûche à son immigration outre-Atlantique : bardé de diplômes, les portes lui ont été grandes ouvertes.

Vers une autre manière de voir le monde

Son voyage au Canada, vers 27 ans, ne devait être que des vacances de trois semaines. Or, en Ontario, il va rencontrer des membres de la Première nation Ojibwé avec lesquels il va aller camper, parler et découvrir un autre genre de spiritualité.

« Dans nos sociétés occidentales, nous opérons sans cesse une séparation entre l’Homme et la nature. Il existe un mot en allemand, dont nous n’avons pas d’équivalent en anglais ou français. Weltanschauung (manière de voir le monde à travers les filtres culturels, conception globale de la vie) qui signifie que lorsqu’on enlève un filtre et que l’on regarde la vie, un autre filtre, plus précis, se trouve devant l’autre. Et on avance ainsi, de filtre en filtre, vers une vision plus “authentique” du monde. »

Et ce travail sur lui ne fut pas sans dommages. Cette intense réflexion sur lui-même et sur la vie, ses tensions internes vont le projeter dans une dépression de trois semaines à son arrivée à Dawson, il y a quinze ans. Puis, tel le Phœnix qui s’est consumé de sa propre énergie, il revient à lui avec l’envie, « le besoin » surenchérit-il, d’accomplir des actes en adéquation avec son nouvel état d’esprit. « Il m’a suffi de réaliser que je n’étais pas le centre du monde, mais que la Terre était mon centre », dit-il.

L’Alchemy Café, l’aboutissement du processus

« La vie, c’est ici et maintenant, continue-t-il. Il ne s’agit plus de mettre de côté, comme on nous apprend à l’école, pour plus tard, pour la retraite. J’ai pris tous mes sous et ai construit ce qui me semblait essentiel : faire advenir aujourd’hui ce que j’aimerais voir dans le monde. » Nourriture saine, locale au possible, ainsi est né l’Alchemy Café, avec l’aide d’une centaine de personnes qui ont pris part au projet de diverses manières (main-d’œuvre, outils, conseils, argent…)

Endroit ouvert à tous, le café de Florian et de sa conjointe Sofia prône une approche saine de la restauration et de la manière de vivre en général. La plupart du temps végétarienne, la cuisine est aussi sans alcool. Cette année, le café a accueilli des cours d’introduction au yoga et à la méditation. Sur les étagères, on trouve des romans, des jeux pour les enfants et d’autres livres très ouverts sur la spiritualité.

L’avenir de l’Alchemy se dessine pour Florian et Sofia en programmes qui visent à rendre la communauté plus forte, plus saine et indépendante. Diffusion de documentaires, soirées de contes, concerts qui promeuvent la scène locale, ce ne sont pas les envies qui manquent. Après la pause de l’hiver (le café ferme ses portes de fin octobre à début avril), le couple reviendra avec des projets plein la tête pour sa troisième saison.

Entre-temps, repos et visites des familles seront au rendez-vous. Australie, Europe, Florian compte aussi travailler sur sa musique pendant cette longue pause hivernale. Gagnant du Talent Show de Dawson le mois dernier, sa musique est à son image : vivante et expérimentale. Pour toutes ces raisons, l’Achemy est un des lieux phares de Dawson, à découvrir d’urgence au printemps prochain! n

Ce publireportage a été réalisé grâce à la contribution financière de Citoyenneté et Immigration Canada.

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