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Établir un réseau informel de justice en français

Julien Latraverse

Un sondage pour mesurer l’intérêt des francophones et des intervenants de première ligne sera diffusé au début du mois de février pour déterminer les besoins de la communauté en matière juridique.

Photo : Maryne Dumaine

 

Le but de l’initiative est de fournir un réseau de références en matière de justice, pour la communauté d’expression française, au Yukon. Ce réseau devrait être composé de professionnels du milieu, issus de différents corps de droit, comme celui de la famille ou du criminel, pouvant offrir des services en français aux personnes d’expression française. « C’est de rediriger les gens […] au bon service de droit et de les aiguiller vers les bonnes ressources », précise l’agente de projet par intérim en justice et formation, Stéphanie P. Grenier.

Les services légaux ou d’information en la matière sur le territoire sont majoritairement disponibles en anglais, témoigne Mme Grenier. « Bien que le gouvernement fasse des efforts pour que les services soient disponibles en français […], il est primordial d’être servi dans sa langue, surtout en matière de justice », soutient-elle

L’agente de projet indique aussi qu’un recours juridique est généralement une expérience anxiogène pour le demandeur. L’initiative souhaite faciliter l’accès à l’information pour enclencher le processus judiciaire plus rapidement. « Le vocabulaire du droit est difficile à comprendre même dans sa propre langue, on veut rendre le tout plus accessible », ajoute Stéphanie P. Grenier.

Dans une vision globale, l’AFY pourrait fournir à des endroits clés, tels que le Centre des Femmes Victoria Faulkner, des trousses informatives pour diriger les individus vers la ressource juridique d’expression française appropriée à leur besoin.

Pour le moment, l’initiative est encore au stade de la recherche de partenaires et à l’établissement de ce réseau informel. Stéphanie P. Grenier désire créer des ponts entre toutes les instances, soit le gouvernement du Yukon ou des organismes par exemple, pour offrir aux plus de gens concernés les renseignements dont ils ont besoin, dans leur langue.

Suivez la page Facebook de l’AFY pour répondre aux sondages lorsqu’ils seront publiés au début du mois de février.

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