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Entretien avec la danseuse Léa Roy-Bernatchez

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Propos recueillis par Thibaut Rondel

La danseuse Léa Roy- Bernatchez se rendra cet été au Chili, où elle participera au festival Encuentro 2016. Grâce à une bourse de 5 000 $ délivrée par le ministère du Tourisme et de la Culture, la Franco-Yukonnaise mettra son voyage à profit pour explorer les usages sociaux de la danse.

Léa Roy-Bernatchez participera cet été au festival Encuentro 2016 à Santiago au Chili. Photo: Nicolas Martel

Léa Roy-Bernatchez participera cet été au festival Encuentro 2016 à Santiago au Chili. Photo: Nicolas Martel


L’Aurore boréale : Parlez-nous de votre parcours artistique…

Léa Roy-Bernatchez : Je viens d’un tout petit village de Gaspésie que j’ai quitté à 15 ans pour aller danser à Rimouski. Je suis ensuite allée à Montréal où j’ai continué la danse pour finalement obtenir un diplôme en danse contemporaine à l’Université Concordia. Il y a un an et demi, je suis arrivée au Yukon pour être monitrice de français, mais j’ai aussi commencé à travailler avec plusieurs festivals (Theatre in the Bush, Brave New Works, Homegrown…). J’ai vraiment adoré la communauté artistique yukonnaise et j’ai donc continué la danse. En ce moment, je fais de la mise en scène et de la production avec Gwaandak Theatre, mais je fais aussi du remplacement dans les écoles.

A. B. : Le festival Encuentro, qu’est-ce que c’est?

L. R. : Encuentro, c’est un festival multidisciplinaire qui est organisé tous les deux ans dans une ville différente des Amériques. L’événement rassemble près de 500 artistes venus des quatre coins des Amériques. Il y a des conférences, des spectacles ainsi que des ateliers et des groupes de création dont les travaux sont axés sur le côté social et politique de l’art. C’est vraiment une expérience incroyable qui cet été aura lieu durant toute une semaine à Santiago, au Chili. J’étais pour ma part stagiaire en production pour l’édition qui se tenait en 2014 à Montréal, et cela m’a inspirée à postuler comme artiste.

A. B. : Que pensez-vous que ce festival puisse vous apporter?

L. R. : Participer à ce festival va me permettre de faire de belles rencontres avec des artistes venus des Amériques, mais aussi de développer une expertise dans l’art de la performance sur les plans social et politique. J’aurai ainsi de meilleurs outils qui me permettront de revenir animer des ateliers auprès des artistes du Yukon. À l’automne prochain, j’aimerais aussi créer une performance que je pourrais aller présenter dans les communautés. J’aimerais collaborer avec des gens d’ici sur ce projet, mais peut-être aussi avec des artistes que j’aurai rencontrés durant le festival…

A. B. : Quel sera votre programme?

L. R. : Pendant une semaine, je vais participer à un groupe de création en collaboration avec une quinzaine d’autres artistes. Nous travaillerons sur le thème de la colonisation et de ses répercussions sur les plans culturel et identitaire. Je vais aussi assister à des conférences et à des ateliers enseignés par d’autres artistes. C’est vraiment une belle plate-forme d’échanges.

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