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Edith Campbell nommée juge à la Cour suprême du Yukon

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Thibaut Rondel

La ministre de la Justice du Canada, Jody Wilson- Raybould, a annoncé jeudi dernier la nomination d’une nouvelle juge à la Cour suprême du Yukon. Actuellement procureure fédérale et vice-présidente de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY), Edith Campbell a été choisie pour occuper ce poste. Première femme juge à la Cour suprême du territoire, Mme Campbell se joint au juge en chef du Yukon, Ron Veale, et au juge Leigh Gower.

En conférence de presse, la Franco-Yukonnaise Edith Campbell revient sur sa nomination à la Cour suprême du Yukon. Photo : Thibaut Rondel


Arrivée pour la première fois au territoire en 2003, Edith Campbell sera par ailleurs la première juge résidente qui parle les deux langues officielles du Canada à siéger au Yukon. Pour traiter les affaires en français, le Yukon devait jusqu’alors faire appel à des juges francophones venus de l’extérieur.

« C’est certainement un honneur pour moi d’avoir été nommée et je pense que c’est une reconnaissance du caractère bilingue de notre pays et de l’importance d’avoir un juge qui puisse s’exprimer dans les deux langues, et qui puisse entendre des causes dans les deux langues », a déclaré la juge Campbell lors de sa conférence de presse. « Il ne faut pas oublier qu’il y a des juges qui sont venus de l’extérieur et qui ont pu entendre des causes en français au Yukon. […] à partir de maintenant, je serai là et je pourrais entendre ces dossiers-là. »

Les Franco-Yukonnaises se distinguent

La nomination de la juge Campbell intervient moins d’une semaine après celle de la Franco- Yukonnaise Angélique Bernard au poste de commissaire du Yukon. « Je pense que c’est très inspirant. Je pense que ça prouve que lorsqu’on croit en soi […], lorsqu’on travaille fort, finalement, nos efforts, notre travail va être reconnu », affirme la juge Campbell. « Ça démontre aussi que le bilinguisme est un atout […] et que c’est valorisé par les autorités et par l’ensemble de la communauté. Pour les femmes, ce sont de très bonnes nouvelles. Ça démontre que l’on continue d’avancer et qu’on est reconnues pour notre travail et pour notre contribution, c’est important de le dire. »

La ministre de la Justice du Yukon, Tracy-Anne McPhee, a salué cette nomination et a notamment souligné que le bilinguisme de la juge Campbell constituera un atout utile pour servir au mieux les Yukonnais.

Née en Outaouais

Edith Campbell est née en Outaouais et a grandi dans les Laurentides, au Québec. Elle a obtenu sa licence en droit civil avec grande distinction et son baccalauréat en droit avec distinction de l’Université d’Ottawa en 1995 et 1996. Animée d’un intérêt pour le droit constitutionnel et le droit criminel, la juge Campbell a choisi un cheminement de carrière au sein de la fonction publique. Par suite de cette décision, elle se sent très chanceuse d’avoir eu l’occasion de comparaître devant les tribunaux de nombreuses régions du pays, dont deux territoires et cinq provinces.

Avocate plaidante dans l’âme, entre 1996 et 2010, Edith Campbell a travaillé dans les bureaux régionaux du Québec et du Yukon du Service des poursuites pénales du Canada (SPPC), ainsi qu’au sein de la Section du droit de la concurrence du SPPC. En tant que procureure, elle a eu l’occasion de s’occuper de dossiers criminels dans tout le Yukon et a été affectée à la cour de circuit dans des collectivités comme Pelly Crossing, Carmacks, Watson Lake et autres.

En 2010, elle a réorienté son domaine de pratique, passant des poursuites criminelles aux litiges civils. Depuis, elle a assuré la direction de dossiers pour le Bureau régional de l’Atlantique et le Bureau régional du Nord du ministère de la Justice Canada. Tout au long de sa carrière, elle a plaidé devant les tribunaux de première instance et les cours d’appel.

Edith Campbell a déménagé une première fois au Yukon en 2003 et, après avoir pratiqué dans différentes régions du pays, elle est retournée à Whitehorse avec sa famille en 2013. À titre de bénévole au Yukon, elle a notamment agi comme conseillère scolaire et vice-présidente de la Commission scolaire francophone du Yukon. En plus d’être une mère occupée, elle aime passer du temps en plein air, surtout pour faire du vélo de montagne ou du ski alpin.

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