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École secondaire : un pas de plus vers la construction

Maryne Dumaine

Une entreprise de Whitehorse, Ketza Construction, s’est vu attribuer cette semaine le contrat pour la construction du futur centre scolaire communautaire francophone.

Jean-Sébastien Blais, président de la CSFY.
Photo : Maryne Dumaine

Première pelletée prévue pour avril 2019

Elle devait ouvrir en 2019, mais les choses avaient pris du retard.

C’est officiel à présent, la première pelletée en vue de la construction de la future école secondaire est prévue pour le printemps prochain. « La saison de construction est courte au Yukon, on souhaite donc commencer dès le printemps » assure Jean-Sébastien Blais, président de la commission scolaire francophone du Yukon, commissaire depuis plus de six ans. « Ce qui laisse quand même assez de temps à Ketza Construction pour se préparer. Nous ne prévoyons pas de retard pour le début de la construction. »

Les travaux devraient se terminer pour l’année scolaire 2020–2021. « Avant les fêtes, idéalement » ajoute le commissaire.

Un projet soutenu par le Yukon et par Ottawa

Pour le président de la CSFY, la reconnaissance est de rigueur : « La Commission scolaire francophone du Yukon se félicite d’avoir travaillé de près avec le gouvernement du Yukon sur ce projet ambitieux. En plus d’abriter l’école, le centre communautaire francophone sera un lieu de rassemblement et d’échange pour la collectivité dans son ensemble. La pérennité d’une langue et d’une culture passe, entre autres choses, par les institutions qui leur sont dédiées. Au gouvernement territorial et au gouvernement fédéral, nous exprimons notre reconnaissance pour leur
soutien financier. »

« Il s’agit d’un projet de construction d’envergure et nous sommes ravis que le contrat ait été attribué à une entreprise yukonnaise. Le nouveau processus d’approvisionnement (…) permet de s’assurer que la dimension nordique et la participation des Premières nations sont des facteurs pris en considération lors de la passation des marchés. Cette démarche donne davantage de perspectives commerciales aux entreprises locales et permet qu’une plus grande partie des fonds publics reste dans le territoire » a mentionné Richard Mostyn, ministre de la Voirie et des Travaux publics. La ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly a quand à elle déclaré que « Le cœur de nos communautés francophones en situation minoritaire réside avec nos enfants et leur éducation. Plus que jamais, il faut s’assurer que les communautés francophones reçoivent les services auxquels elles ont droit. » Un discours encourageant dans le contexte actuel où la francophonie ne reçoit pas toujours l’appui des gouvernements provinciaux.

Des coûts supérieurs, mais une école moins grande que prévu

La valeur du contrat de construction (29 357 080 $) est supérieure à ce que le gouvernement avait estimé. Cette hausse serait due à l’augmentation du prix des matériaux de construction, de la pénurie de main-d’œuvre dans ce secteur d’activités et de la vigueur du marché de la construction. Ce contrat de conception-construction n’est qu’un volet de l’ensemble du projet, qui prévoit également un poste de dépense pour les imprévus, la gestion de projet et les frais connexes.

La capacité de l’école, cependant, a été revue à la baisse. Elle devrait pouvoir accueillir jusqu’à 150 élèves de la 7e à la 12e année, 50 places de moins que prévu, puisque le projet prévoyait initialement 200 élèves. Il faut savoir que l’école Émilie-Tremblay avait initialement été construite pour 200 élèves. Elle ne comptait que 96 élèves l’année de son ouverture et compte désormais plus de 300 élèves.

Pas encore de nom pour l’école

Il reste encore à savoir quel sera le nom de ce nouveau centre scolaire communautaire. « Nous avons fait une recommandation auprès du gouvernement du Yukon », annonce le président. « Mais nous ne pouvons pas le dévoiler tant que nous n’avons pas eu l’approbation. » On se souviendra que la CSFY avait lancé l’an dernier un concours de suggestions de noms auprès de la communauté. Il s’agirait apparemment du nom d’une personne décédée qui aurait marqué la francophonie au Yukon. Nous n’en saurons pas plus pour le moment.

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