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Du changement à la Yukon Quest

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Johan Demarle

La 33e édition de la Yukon Quest partira de Fairbanks, le 6 février prochain. Sur une capacité de 50 places, 25 musheurs se sont inscrits pour la course de 1 000 milles, deux d’entre eux doivent réussir les courses qualificatives de 200 et 300 miles pour pouvoir participer. Petite sœur de la YQ 1000, la YQ 300 a atteint le quota de 25 musheurs sur 25, avec une liste d’attente pour huit personnes supplémentaires. La direction de la Yukon Quest vient d’effectuer des ajustements dans le règlement.

L’itinéraire de la Yukon Quest ne sera pas modifié, sauf si les conditions météorologiques sont défavorables. La YQ 300 se terminera à Circle (É.-U.). Image: Yukon Quest

L’itinéraire de la Yukon Quest ne sera pas modifié, sauf si les conditions météorologiques sont défavorables. La YQ 300 se terminera à Circle (É.-U.). Image: Yukon Quest

« L’année dernière, on a fait un arrêt obligatoire de 24 heures à Dawson. Cette année, on a décidé de revenir à 36 heures; c’est pour nous un grand changement dans cette édition, mais nous revenons à nos habitudes », relativise Nathalie Haltrich, la nouvelle directrice de la Yukon Quest en poste depuis six mois. Tout au long du parcours de la Yukon Quest, plusieurs arrêts obligatoires, variables de quelques heures, sont imposés aux musheurs. Celui de Dawson (mi-parcours de la Quest) demeure le plus important. Ce changement de 36 à 24 heures qui avait été effectué à titre expérimental ne sera pas reconduit. Les musheurs et les chiens bénéficieront donc d’un repos supplémentaire avant d’entamer les dernières étapes vers Whitehorse.

Il faut que le fleuve Yukon gèle!

La Ville de Whitehorse a demandé que la ligne d’arrivée soit déplacée de l’édifice de la White Pass Building au Parc Shipyards, tout comme le Quest Festival qui avait lieu au Old Fire Hall. Cette décision se trouve justifiée pour des raisons de commodités. « Le stationnement de Shipyards Park permet d’accueillir plus de monde », reconnaît Nathalie Haltrich, en ajoutant avec enthousiasme que le regroupement du festival et de la ligne d’arrivée à la même place sera plus excitant.

« Quand un musheur va arriver (…), tout le monde ira dehors pour le voir. »

L’hiver doux de cette année cause toutefois des craintes aux organisateurs. « On surveille la météo chaque jour, c’est sûr que l’on va se garder des alternatives. Dans le passé, nous avons déjà fait terminer une Quest aux Hot Springs. Il faut que le fleuve Yukon gèle! », prévient la directrice, en nous montrant la rivière du bout du doigt, alors qu’un éclat de rire ponctue son récit.

Les dix premiers

Autre changement, la bourse pour les finissants. Initialement, les quinze premiers musheurs qui passaient la ligne d’arrivée se partageaient la somme de 115 000 USD au prorata du classement. Maintenant, seuls les dix premiers pourront en bénéficier. C’est le message livré par la directrice de la Yukon Quest. Le budget de la course devrait être comparable aux années précédentes pour s’établir à 1 million USD. De l’aveu de Nathalie Haltrich, « trouver » de l’argent demeure difficile et stressant.  « Nos commanditaires nous ont donné moins cette année à cause des difficultés économiques propres aux compagnies. Nous avons réussi à équilibrer nos comptes grâce à une excellente collecte de fonds. »

La francophonie sera représentée dans la YQ 1000 par le Belgo-yukonnais Gaëtan Pierrard, par Luc Tweddell du Québec et Sébastien Dos Santos Borges de la France, avec une réserve pour ce dernier dans l’attente de ses qualifications. Dans la YQ 300, Steven Laviolette du Québec sera l’unique représentant francophone.

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