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DOSSIER – La Garderie du petit cheval blanc célèbre son 30e anniversaire. Portraits

Julien Latraverse

En trente ans, la Garderie en a vu passer des visages!

Regards sur le passé grâce aux portraits de quatre personnes qui l’ont vue évoluer à travers les années.

Etienne Girard

Etienne Girard a été le directeur musical pour Onde de choc en 2019.
Etienne est l’enfant avec le visage entièrement maquillé, en dessous de la banderole prouvant son statut de premier enfant inscrit à la Garderie en 1990.
Photos : Archives AB

 

Etienne est une célébrité dans la communauté ; c’est tout de même le premier enfant inscrit à la Garderie. Il admet en toute humilité que ce titre ne lui monte pas à la tête. « Il y a peut-être ma mère qui me le rappelle de temps en temps », confie-t-il en rigolant.

Si les souvenirs de ses années à la garderie demeurent flous, le musicien de 33 ans se rappelle tout de même l’inauguration officielle de la Garderie en 1991. « Je me rappelle qu’un jour, on m’a fait couper un ruban rouge avec des ciseaux, je devais avoir quatre ou cinq ans! ».

Après un périple un peu partout dans le reste du Canada au courant de sa vingtaine, Etienne est revenu s’établir au Yukon il y a six ans. « J’ai toujours eu l’intention de revenir ici, j’ai toujours été fier d’être Franco-Yukonnais ». L’auteur-compositeur et bassiste pour le groupe Major Funk and the Employment est content de pouvoir contribuer à son tour à la communauté « grâce à la musique ». Pour les trente ans de la Garderie, Etienne envoie un message à toute l’équipe : « Ne lâchez pas! ».

 

Émilie Beaudoin Herdes

Émilie Beaudoin Herdes tenant dans ses bras sa fille Charlotte.
À la Garderie à l’été 1991. De g. à d. : Benoit Couture, Nicolas Beaudoin Herdes, Charlène [nom inconnu] et Émilie Beaudoin Herdes
Photos : archives AB

Émilie et son frère, Nicolas, ont fréquenté ensemble la Garderie du petit cheval blanc. Sa petite sœur Valérie y est allée six ans et demi plus tard. Émilie va encore à la Garderie à ce jour, mais maintenant c’est pour y emmener son fils Loïc âgé de trois ans. Ce phénomène prouve, en quelque sorte, la pérennité de l’établissement pour la communauté franco-yukonnaise, quand les enfants d’hier deviennent les parents d’aujourd’hui.

Émilie Beaudoin Herdes est née et a grandi ici, en français, et veut voir ses enfants bénéficier du même privilège. « Je ne me verrais pas faire autrement. Mon fils a vu ma photo de finissante à l’école [Émilie-Tremblay] et m’a dit “ah j’ai vu mes parents sur les murs!” et ça, il n’y a pas beaucoup d’enfants qui peuvent faire ça ici », raconte-t-elle.

Émilie Beaudoin Herdes travaille pour le gouvernement du Yukon dans le domaine de l’environnement en tant que technicienne de laboratoire. Elle est actuellement en congé de maternité depuis la naissance de la petite Charlotte, il y a trois mois.

La jeune maman continue de s’impliquer dans sa communauté.

 

Diane Corbin-Martel

Diane Corbin-Martel en 2002 en compagnie de Thérèse Nantel et Marek Boulerice, et en 2018, à la Garderie du petit cheval blanc, où elle travaille depuis plus de 25 ans.
Photos : archives AB

 

Diane Corbin-Martel travaille depuis 26 ans à la Garderie du petit cheval blanc. « Presque depuis le début! », affirme-t-elle avec le sourire. Pour elle, l’évolution de la Garderie est impressionnante. « C’est rendu beaucoup plus gros que c’était avant. »

Des souvenirs des enfants à la Garderie, Mme Corbin-Martel en a beaucoup. Le moment le plus marquant est, pour l’éducatrice, l’ouverture de l’établissement sur la route Falcon Drive. « De retrouver cette belle garderie, plus grande après avoir été dans un “trailer”, ça faisait du bien ».

Après 26 années de service, elle commence à voir des jeunes qu’elle a gardés, à ses débuts en tant qu’éducatrice, revenir à la Garderie pour y travailler ou compléter des stages. « Ça fait chaud au cœur. Pour moi, c’est comme si mes enfants revenaient dans la famille pour s’impliquer », affirme-t-elle.

Selon Mme Corbin-Martel, la Garderie du petit cheval blanc est un symbole de la lutte des francophones en milieu minoritaire. « Il faut que la francophonie puisse continuer », déclare-t-elle.

Les souhaits de l’éducatrice pour les trente ans de l’établissement sont simples « une garderie beaucoup plus grande ou deux garderies l’une à côté de l’autre! », lance-t-elle en riant.

 

Isabelle Salesse

Isabelle Salesse en 2000 pendant qu’elle occupait le poste de directrice à la Garderie. Mme Salesse a occupé ce poste pendant cinq ans, jusqu’en 2002. Mme Salesse travaille à présent à l’Association franco-yukonnaise.
Photos : archives AB

 

 

Isabelle Salesse quitte le Sud de la France pour venir s’installer au Yukon en 1992. « C’était tout un choc culturel », reconnaît-elle le sourire en coin. Elle a commencé à travailler à la Garderie, comme suppléante, à l’automne 1996 avant de prendre la direction de l’établissement en mars 1997. Elle était alors la jeune mère de Kevin et Alizée qui fréquentaient la Garderie.

Mme Salesse a occupé ce poste pendant cinq ans, jusqu’en 2002. Elle est, à ce jour, la personne ayant occupé cette fonction le plus longtemps. Elle se rappelle les dossiers importants à l’époque, soit le financement ou le recrutement du personnel, qui demeurent encore d’actualité.

Un des avancements dont elle est fière est la construction de la cour. « Même mon oncle, qui était en voyage, est venu donner un coup de main pour construire la clôture [avec l’aide des bénévoles de la communauté] ». Elle est encore heureuse de l’achat des terrains de jeux où les petits continuent de jouer à ce jour.

Isabelle Salesse est devenue la directrice de l’Association franco-yukonnaise en 2012 et travaille auprès de l’organisme depuis 17 ans.

 

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