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DOSSIER DE RENTRÉE : École élémentaire Whitehorse : l’immersion au beau fixe

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Thibaut Rondel

Les programmes d’immersion française se portent à merveille au territoire, en atteste l’évolution des effectifs de la plus grande école primaire du Yukon, l’École élémentaire de Whitehorse (WES). En pleine expansion, l’établissement accueillera cette année près de 470 élèves, contre 450 l’année passée.

« Nous avons plusieurs classes qui sont au maximum de leur capacité, mais nous pourrions encore accepter une bonne trentaine de jeunes », explique la directrice de l’école, Hélène Saint-Onge. « Certaines classes ne sont en effet pas encore pleines, par exemple la classe d’immersion tardive. »

Les nouveaux enseignants de l’École élémentaire Whitehorse (de g. à dr.) : 2e rang : Lauren McCarthy (1re année), Carolyn Duval (1re année), Jennifer Lemay (éducatrice), Jennifer Lafrenière (éducatrice), Hélène Saint Onge (directrice), Karen Girouard (7e année), Cameron Brown (7e année). 1er rang : Rachel Grantham (musique) et Sophie Brisebois (orthopédagogie). Absents : Daniel Girouard (éducation physique), Émilie Tweddell (éducatrice), Wendy Chisholm (éducatrice) et Amber Ursich (7e année). Photo : Thibaut Rondel

Les nouveaux enseignants de l’École élémentaire Whitehorse (de g. à dr.) : 2e rang : Lauren McCarthy (1re année), Carolyn Duval (1re année), Jennifer Lemay (éducatrice), Jennifer Lafrenière (éducatrice), Hélène Saint Onge (directrice), Karen Girouard (7e année), Cameron Brown (7e année). 1er rang : Rachel Grantham (musique) et Sophie Brisebois (orthopédagogie). Absents : Daniel Girouard (éducation physique), Émilie Tweddell (éducatrice), Wendy Chisholm (éducatrice) et Amber Ursich (7e année). Photo : Thibaut Rondel

À l’École élémentaire de Whitehorse, les enfants peuvent commencer le programme d’immersion dès la maternelle, en 1re année, ou en 6e année. Pour ces jeunes âgés de 11 et 12 ans, on parle alors d’immersion tardive.

La quasi-totalité des finissants de 7e année poursuit son cursus d’immersion française à l’École secondaire F.-H.-Collins, à Riverdale.

Immersion à l’École Selkirk

Afin de réduire la liste d’attente actuelle pour l’inscription au programme de l’École élémentaire de Whitehorse, une classe de maternelle en immersion française a été créée à l’École élémentaire Selkirk, à Riverdale. L’école a été choisie parce qu’elle offre déjà un programme de français intensif, ce qui, selon le gouvernement, permettra d’offrir un soutien au programme de maternelle en français. La nouvelle classe accueillera dix-huit élèves.

« Nous avions déjà trois classes de maternelle pleines et il y avait assez d’inscriptions pour ouvrir une quatrième classe », explique Mme Saint Onge. « Comme nous n’avions plus assez d’espace, le ministère de l’Éducation a décidé d’ouvrir une classe d’immersion à l’École Selkirk, avec l’idée d’en faire une école satellite, une seconde école d’immersion. »

L’équipe accueille douze enseignants

Le corps enseignant de l’École élémentaire de Whitehorse connaît cette année encore un gros taux de roulement, puisque près de 20 % de son effectif est constitué de nouveaux arrivants. Ceux-ci ont été transférés d’autres municipalités ou viennent tout juste d’arriver au  territoire. Dans le courant du mois de septembre, deux moniteurs de français viendront par ailleurs renforcer l’équipe de l’établissement qui emploie au total une cinquantaine de personnes. Tous les cours de spécialité seront par ailleurs offerts par de nouvelles personnes, qu’il s’agisse de nouveaux arrivants ou d’enseignants déjà sur place.

« C’est à peu près ça chaque année. C’est un gros défi parce qu’il se passe beaucoup de choses dans une école », explique Hélène Saint Onge. « On évolue ensemble pendant une année scolaire et pour rester sur la même longueur d’onde, il faut prendre du temps pour organiser des rencontres et faire en sorte que les profs deviennent des mentors pour leurs pairs qui viennent d’arriver. Mais il y a un beau travail de collaboration et nous sommes chanceux d’avoir des gens investis sur le plan de l’école et ouverts à partager ce qui se passe. »

À la fin de l’année scolaire, trois enseignants ont changé d’école, une personne a quitté le territoire, tandis que d’autres employés ont pris congé ou sont partis à la retraite.

Bien-être à l’école

Cette année sera l’occasion pour l’école élémentaire de poursuivre le projet d’autorégulation proposé par le ministère de l’Éducation l’année passée. L’initiative vise à aider les enfants trop excités ou trop fatigués à revenir vers de bonnes conditions d’apprentissage.

« Nous voulons donner aux enfants des moyens de se calmer et revenir dans la zone d’apprentissage, la zone verte », explique Mme Saint Onge. « Par exemple, nous avons acheté des balles de tennis pour mettre sous les chaises pour éviter le bruit, et nous avons encouragé les professeurs à utiliser moins d’éclairage dans les classes. On parle de moyens vraiment simples, comme cacher les livres et les jouets derrière des rideaux de couleur neutre pour que l’attention de l’enfant ne se disperse pas. »

Un petit trampoline est aussi accessible pour redynamiser les plus engourdis, tandis qu’une chaise berçante accueillera les éléments les plus excités.

« Dépendant de l’état d’esprit de l’enfant, il peut venir dans le bureau pour se réénergiser sur le trampoline ou pour se calmer sur la chaise berçante », raconte la directrice. « Nous avons décidé d’embarquer à fond dans ce projet. Nous avons pris des données sur l’état d’esprit des élèves afin de déterminer s’il y avait eu du progrès en matière de responsabilité sociale, et on a trouvé qu’il y avait eu des améliorations, donc on continue. »

L’école élémentaire souhaite également entretenir la création d’un esprit communautaire. Ainsi, deux fois par semaine, les lundis et vendredis, tous les élèves de l’école se réunissent avant d’entrer en classe pour une marche autour de l’école.

Technologie et français oral

Cette année encore, la priorité de l’école sera d’encourager l’apprentissage du français à l’oral. Les jeunes évoluant dans un contexte majoritairement anglophone, le français a une fâcheuse tendance à rapidement disparaître des conversations une fois passé les portes de l’école.

« On travaille fort sur le plan de l’oral parce les enfants ne parlent pas français en dehors de la classe », affirme Mme Saint Onge. « C’est un peu le même défi qu’à l’école francophone, mais c’est encore pire ici, car on ne rencontre pas les mêmes motivations. »

La technologie fera également son entrée au programme, puisque l’école vient d’acquérir deux lots de huit iPad qui tourneront cette année dans les classes. L’objectif est d’inciter les enseignants à mettre en place plus de projets informatiques. Dans cette optique, un lot de quatre projecteurs interactifs viendront également équiper des classes.

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