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DOSSIER DE RENTRÉE : Canadian Parents for French, les gardiens de l’immersion

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Thibaut Rondel

Lorsque l’on pense rentrée scolaire, on pense d’abord aux écoles, aux enseignants et aux élèves. Mais pour l’organisme Canadian Parents for French (CPF), ce mois de septembre est également synonyme de retour au travail. Objectif : valoriser l’apprentissage du français langue seconde et encourager la création et la promotion d’activités parascolaires en français.

« CPF fait principalement deux choses : on essaye de plaider pour le renforcement des programmes de français langue seconde, et on essaye d’organiser des activités en français à l’extérieur de l’école, afin que les jeunes et les élèves d’immersion réalisent que le français n’est pas quelque chose qui se passe uniquement dans la salle de classe, mais qu’il y a au contraire tout une culture qui y est liée à l’extérieur de l’école », explique Kristina Craig.

Précoce, tardif ou intensif?

La présidente du chapitre yukonnais de Canadian Parents for French se félicite de la bonne santé des programmes d’immersion au territoire et reconnaît les efforts fournis dans ce domaine par le gouvernement du Yukon. Mais CPF a compris que la bataille pour la promotion du français langue seconde en milieu minoritaire n’est jamais gagnée d’avance, et la vigilance reste de mise.

Kristina Craig est la présidente du chapitre yukonnais de Canadian Parents for French. L’organisme veille à la promotion des programmes d’apprentissage du français langue seconde au Yukon. Photo : Thibaut Rondel

Kristina Craig est la présidente du chapitre yukonnais de Canadian Parents for French. L’organisme veille à la promotion des programmes d’apprentissage du français langue seconde au Yukon. Photo : Thibaut Rondel

« Nous avons une très bonne relation de travail avec le ministère de l’Éducation et nous avons certainement poussé fort pour une expansion de l’immersion française », affirme Mme Craig. « Nous savons depuis longtemps que ces programmes sont très populaires, et c’est pourquoi nous voulons nous assurer qu’ils le restent et qu’ils soient forts. »

Canadian Parents for French souhaite notamment convaincre le gouvernement de clarifier son offre de programmes. Entre immersion précoce, immersion tardive, français intensif ou français non intensif, il peut en effet être difficile pour certains parents de déterminer la meilleure des options pour leurs enfants.

« Il y a plusieurs options et il revient aux parents de décider ce qui est le mieux pour leurs enfants, en se basant sur le programme et non sur l’emplacement de l’école », explique Kristina Craig. « Si nous voulons un programme d’immersion fort, nous devons faire en sorte que les parents sachent ce qu’est un programme d’immersion. Nous travaillons donc avec le ministère pour communiquer plus clairement avec les parents, selon leur degré d’enthousiasme pour le français. »

Un vrai plan pour l’immersion

Cette année, CPF a accueilli avec satisfaction l’annonce de l’ouverture d’une première classe d’immersion précoce à l’École Selkirk de Riverdale. Reflet de l’expansion des programmes d’immersion, cette décision du ministère de l’Éducation ne semble cependant pas faire partie d’une stratégie plus globale. Canadian Parents for French espère donc que le gouvernement va se pencher sur la mise en place d’un plan à long terme pour les programmes d’immersion.

« C’est une bonne nouvelle que l’on ait une classe de maternelle à Selkirk, mais les parents veulent savoir quel est le plan pour les niveaux suivants », indique Mme Craig. « Nous avons des idées, nous travaillons avec le ministère et j’espère que nous pourrons définir un plan d’expansion à long terme. »

Il y a peu, les inscriptions en école d’immersion fonctionnaient encore sur la base du premier arrivé, premier servi. Une fois les classes pleines, le ministère suggérait aux parents intéressés par un cursus en français de placer leurs enfants dans d’autres écoles. Dorénavant, grâce à une initiative de CPF, les places sont attribuées de façon aléatoire, afin de garantir une certaine égalité des chances, mais surtout d’évaluer le niveau d’intérêt pour les programmes d’immersion.

« Ces parents qui voulaient vraiment que leurs enfants apprennent le français se faisaient juste dire qu’il n’y avait plus d’options, et il n’y avait pas de suivi », explique Kristina Craig. « On a donc encouragé le ministère de l’Éducation à organiser une loterie afin de savoir combien de parents étaient intéressés, et nous avons ainsi été capables de constater qu’il y avait assez d’intérêt pour ouvrir une nouvelle classe. »

Les rendez-vous de l’année

Dans le cadre de ses activités de plaidoyer, Canadian Parents for French sera cette année sur tous les fronts. L’organisme participera notamment à l’organisation de plusieurs Cafés-rencontres de l’Association franco-yukonnaise (AFY).

« Nous avons planifié un Café-rencontre le 18 septembre, pendant lequel les moniteurs de français qui travailleront cette année dans les écoles d’immersion feront une petite présentation devant les parents d’élèves anglophones », indique Mme Craig. « Nous organiserons également un Café-rencontre en novembre à l’occasion de la Sainte-Catherine, le 5 février, pour la semaine de l’immersion française, et le 29 avril sera organisée une collecte de fonds. »

CPF travaillera également avec le ministère de l’Éducation sur sa programmation socioculturelle, dont le spectacle Secondaire en spectacle qui se tient depuis quelques années au Centre des arts. La mise en place d’activités parascolaires en français est également au programme de l’année, et un film pour enfants sera notamment projeté au Centre de la francophonie en janvier prochain.

À la fin de l’année scolaire, CPF récompensera également un élève d’immersion ayant fait preuve d’un leadership remarquable dans l’apprentissage du français langue seconde.

Canadian Parents for French est un réseau national composé de bénévoles. S’appuyant sur l’engagement de ses membres pour garantir un plaidoyer efficace, le chapitre yukonnais est toujours à la recherche de volontaires.

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