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Donne et tu recevras, disait Platon

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Thibaut Rondel

Au mois d’août se dessinent déjà les prémices du déclin de l’été yukonnais. Bientôt les températures vont chuter et la nature reprendra ses couleurs de feu. Mais pour de nombreuses gens du Nord, c’est surtout la rentrée de septembre et son cortège de nouvelles activités qui se profilent à l’horizon. Souvent synonyme d’écarts gastronomiques, de siestes à rallonge et quelquefois même d’un certain relâchement sportif ou intellectuel, la bien-aimée trêve estivale va donc ainsi céder sa place à un foisonnement d’idées d’activités sociales, culturelles et sportives des plus variées. Dans tous les esprits se profile alors cette question : quel sera donc mon grand projet de la saison? Celui qui me permettra de m’épanouir dans la noirceur d’un hiver glacial auquel je compte bien survivre cette année encore?

Photo : Pixabay


Qu’elles soient petites et plutôt personnelles ou qu’elles mobilisent la communauté à une plus grande échelle, toutes ces initiatives puisent leur force dans l’engagement individuel, et leur raison d’être dans le développement et le bien-être de la collectivité. Pour faire rouler ces projets telle une mécanique bien huilée, on n’a jamais trouvé plus inspirants que les bénévoles.

Pour organiser une compétition sportive, un festival de musique, faire reconnaître une action de justice sociale ou assurer le bien-être et la sécurité de ses concitoyens, le bénévole est de tous les combats, sur tous les fronts et en tout temps. Il n’y a plus de secret. Par son isolement géographique, le Yukon ne peut compter que sur lui-même pour entretenir la flamme communautaire qui continue de l’habiter.

Considéré comme une perte de temps par certains esprits trop mercantiles convaincus que tout travail mérite salaire, le bénévolat ne rendra certes jamais ses servants riches en dollars. Mais l’action désintéressée les enrichit sur les plans humain et personnel en leur conférant des habiletés sociales inestimables et des compétences techniques souvent transférables sur le plan professionnel. Loin de l’image de victime exploitée que ses détracteurs voudraient lui coller, le bénévole construit des projets portés par des valeurs auquel il croit, et rien n’est finalement plus valorisant et gage de confiance en soi.

De nombreuses opportunités de bénévolat sont offertes aux Yukonnais et des milliers d’occasions d’aider seront encore à saisir cette saison. Pour tous les goûts et toutes les compétences. Qu’il s’agisse de rédiger une demande de financement pour un festival, de siéger au comité d’administration d’un organisme qui vous tient à cœur, de soutenir les plus démunis, de tenir un buffet ou de construire une bricole, chacun peut participer. Oui, mais pas le temps? Une semaine compte 168 heures. Deux heures de bénévolat par semaine représentent donc 1,2 % de votre semaine, soit un investissement minime générateur de retombées exceptionnelles. Pour vous-même, vos proches et votre communauté.

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