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Deux jeunes athlètes en piste pour la YQ300

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Maryne Dumaine

Louve et Lori Tweddell s’entraînent pour deux courses internationales : la Yukon Quest 300 et la Percy DeWolfe.

Louve et Lori Tweddell. Photo fournie


Inscrites à deux courses de grande renommée, les deux sœurs viennent de mettre en ligne un appel aux contributions pour les soutenir financièrement dans leur projet.

Faire une course en traîneau à chiens demande un investissement important. « Notre objectif est de récolter 5 000 $ », expliquent-elles.

Vaccination, nourriture et équipement pour les chiens (manteaux, chaussons, harnais…), matériel d’entraînement (quad, traîneaux…), la liste des dépenses est longue. Surtout que les sœurs sont inscrites individuellement, ce qui signifie deux attelages et donc deux fois plus de dépenses à prévoir pour cette famille de meneurs de chiens. Les jumelles entraînent pour le moment 40 chiens, mais seulement 24 prendront le départ de la course.

Lori mentionne un défi supplémentaire : « Nous avons plus de la moitié de notre chenil qui est encore très jeune. Même à un an ou deux ans, les chiots mâchouillent encore les harnais. Ça devient sérieux du coup! On les entraîne, mais nous avons besoin d’acheter de l’équipement de meilleure qualité pour la course. »

Nées sur un traîneau

Louve et Lori seront les plus jeunes meneuses de chiens inscrites à la course Yukon Quest 300 (YQ300) cette année. Elles fêteront leurs 18 ans (âge limite pour participer) en janvier prochain, seulement deux jours avant le départ! Les jeunes filles sont pour ainsi dire nées sur un traîneau.

« J’avais 4 ans la première fois que j’ai conduit mon propre traîneau. Il y avait un seul chien. C’était une petite activité au mont Lorne. J’avais gagné une belle médaille et j’étais super contente », se souvient Louve. Elle attendra encore deux ans avant de faire une vraie course, à l’âge de 6 ans, tandis que Lori, elle, réalisera sa première course à 7 ans.

Arrivées au Yukon dans leur plus tendre enfance, c’est déjà la Yukon Quest qui les avait attirées ici. Non pas pour elles, mais leur père Luc Tweddell voulait participer à la célèbre course. Il l’a parcourue au complet en 2009, 2016 et 2018.

Pourtant, les filles n’ont jamais été poussées à suivre les traces de leur père. « Pour lui, c’était plutôt : hey! les filles, vous voulez venir? Et si ça ne nous tentait pas, c’était correct pour lui », se souvient Louve. « Mais on voulait souvent y aller! », renchérit sa sœur. « On a vraiment accroché vers l’âge de 10 ans », explique-t-elle.

Les courses

Au fil des ans, le nombre de chiens sur leur attelage grandit et les distances parcourues sont plus importantes. Elles participent à des courses telles que la Silver Slade 100 ou aux Jeux de l’Arctique.

La course Percy DeWolfe, mise en place en 1977 pour honorer l’homme qui pendant près de 40 ans a livré le courrier entre Dawson et Eagle, en Alaska, débute à Dawson et fait 200 milles.
La YQ300, quant à elle, est une façon pour les athlètes d’expérimenter une partie du parcours de la Yukon Quest 1000. Le départ est le même (à Whitehorse cette année), mais le parcours s’arrête à Pelly Crossing, suivi d’une boucle de 10 milles.

Participer à la YQ300 permet de se qualifier pour la YQ1000 et l’Iditarod l’année suivante.
« C’est un de nos objectifs : nous qualifier pour la course de 2020. » Elle est cependant trois fois plus longue que n’importe quelle course que les filles ont déjà réalisée. « Je la vois en section », explique Lori, « la plus longue section fait 100 milles entre deux étapes, c’est moins stressant de le voir comme ça. »

Des jeunes filles organisées

Les jeunes filles seront donc en compétition l’une contre l’autre, mais elles ont un plan, annoncent-elles. « On aimerait rester en équipe si on le peut, jusqu’à Pelly. Évidemment, on sait que les plans peuvent changer, mais bon… Une fois arrivée là-bas, alors on fera une compétition l’une contre l’autre sur la boucle de 10 milles. »

L’organisation va au-delà du plan de course. Élèves de 12e année à l’Académie Parhélie (AP), les jumelles ont dû communiquer avec leur école, en cette année cruciale qui comprend des examens et leur diplôme de fin de secondaire.

« L’école est très accommodante. C’est vraiment ce qui est cool avec l’AP, ils nous aident à atteindre nos objectifs. » Les jumelles ont suivi un cours de français pendant l’été, se libérant ainsi quelques périodes de classe, et elles ont été autorisées à utiliser leur période intitulée « stage » pour avoir une période libre en après-midi. « On fait nos travaux à l’école pendant ces périodes libres, et quand on rentre à la maison, on a du temps pour s’entraîner. »

Le meilleur moyen d’aider Louve et Lori à prendre le départ de la course est de faire une contribution pécuniaire à l’adresse gofundme.com/echoes-kennel-yukonquest-300.

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