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Destination Canada : l’expérience d’un employeur

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Françoise La Roche

Plusieurs employeurs yukonnais ont expérimenté l’embauche d’employés par l’entremise du forum Destination Canada qui se tient chaque année en France et en Belgique. Parmi ceux-ci, le Café Balzam, propriété de Karina Lapointe.

« Ça a pris du temps avant que je fasse affaire avec le recrutement international. C’est plus facile d’engager des Français qui débarquent et qui possèdent déjà un PVT », nous confie Mme Lapointe.

Pénurie de main-d’œuvre

« Je me suis fait dire que la pénurie de main-d’œuvre ne sévissait pas seulement au Yukon. Mais imagine ici, ce sont des voyageurs, des gens qui viennent vivre une expérience. »

Mais il existe deux côtés à l’embauche de PVTistes. Certains n’ont pas beaucoup d’expérience de travail en restauration, mais s’ils sont motivés, un peu de formation et le tour est joué. Ça, c’est le bon côté. Le moins bon, c’est qu’ils ne restent pas longtemps à travailler pour le café.

Karina Lapointe peine à trouver de la main-d’œuvre locale. C’est la raison pour laquelle elle se tourne vers le recrutement international. Photo fournie

Karina Lapointe peine à trouver de la main-d’œuvre locale. C’est la raison pour laquelle elle se tourne vers le recrutement international. Photo fournie


À la suite de Destination Canada, Karina Lapointe a reçu plusieurs candidatures. La moitié des CV reçus étaient intéressants. « La vision de la restauration en Europe est vraiment différente de celle qu’on a ici au Canada. C’est plus une carrière dans leur cas. Les postulants possèdent déjà un bon bagage professionnel », explique-t-elle.

Expériences différentes

Jusqu’à aujourd’hui, elle n’a engagé qu’une personne par l’entremise du programme de recrutement international. Cette employée qui avait déjà obtenu un PVT avait participé au forum à Paris. Son idée première était d’aller travailler au Québec, mais les représentants de l’Association franco-yukonnaise ont si bien présenté le Yukon qu’elle a changé de destination parce que le territoire et l’offre du café l’avaient grandement intéressée. La collaboration entre employeuse et employée s’est avérée un succès.

Au printemps dernier, Karina a tenté une autre embauche avec une candidate qui avait assisté à Destination Canada à Bruxelles. Pour engager quelqu’un qui n’a pas de PVT, on lui a suggéré d’utiliser le programme Mobilité francophone. « Plusieurs personnes m’ont dit que ça allait bien, que ça allait vite. Dans mon cas, ça n’a pas été vraiment cela. Mais je sais que ça a été super rapide avec d’autres employeurs du Yukon », raconte la propriétaire du Café Balzam.

« J’avais du travail à lui offrir ce moment-là, mais avec le gouvernement, ça a pris trop de temps », déplore Mme Lapointe. Elle voulait l’engager à titre de directrice de restaurant avec le programme Mobilité francophone. Mais le début de la saison touristique estivale a tenu la propriétaire du café très occupée. De plus, quand elle tentait de payer les frais en ligne pour l’ouverture du dossier de Mobilité francophone, elle n’arrivait pas à se connecter au système informatique du site du gouvernement. « Il y avait plein de petites choses qui faisaient que tout prenait du temps », ajoute-t-elle. À ce jour, le dossier n’a toujours pas abouti.

Mais ces embûches ne découragent pas Karina Lapointe. Elle considère comme très intéressant le programme de Mobilité francophone qui oblige l’employé à travailler pour un seul employeur. Si le candidat quitte son poste, il doit retourner dans son pays.

« Cette année encore, je vais envoyer des offres d’emploi pour le prochain Forum de Destination Canada. Je vais me réessayer. À l’heure actuelle, ça ne fonctionne pas vraiment bien avec la main-d’œuvre locale. Elle n’est vraiment pas fiable. »

Ce publireportage a été réalisé grâce à la contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

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