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Des inquiétudes pour les élèves du secondaire

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Pierre-Luc Lafrance

Lors de la rencontre publique de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) qui a eu lieu le 4 décembre, le comité de parents a remis une lettre pour demander à la CSFY d’entamer des démarches auprès du ministère de l’Éducation pour assurer la relocalisation temporaire de l’Académie Parhélie en août 2015, en vue de ralentir l’exode des élèves, du primaire et du secondaire.

Le président de la Commission scolaire francophone du Yukon, Ludovic Gouaillier. Photo : A.B.

Le président de la Commission scolaire francophone du Yukon, Ludovic Gouaillier. Photo : A.B.

Dans le document, on peut, entre autres, lire que : « Le comité de parents estime qu’il n’est plus acceptable que l’école fonctionne sans local dédié à l’économie familiale, sans atelier d’art, sans laboratoire informatique, sans salle de musique et sans laboratoire de sciences, ce dernier servant en partie de bureau pour le personnel. La perte de ces locaux s’est faite graduellement, au rythme de un par année depuis 2009. »

Ludovic Gouaillier, le directeur de la CSFY, se dit bien conscient de la situation. « Nous sommes très sensibles à cette situation. On ressent de façon profonde la détresse des parents et des enfants. Nous avons des enfants qui vont à l’école, la directrice aussi. Par contre, cela s’inscrit dans une problématique plus globale. Les négociations avec le gouvernement pour la construction d’une école sont bien avancées, en fait ça va mieux qu’on ne le croyait, mais on veut attendre de passer un point de non-retour avant de regarder une solution temporaire qui pourrait être mise en place temporairement. Car le risque, si on règle nous-mêmes le problème façon inadéquate, c’est de se faire dire par le gouvernement qu’on se débrouille bien et qu’il n’y a plus de problème. »

M. Gouaillier espère pouvoir faire des annonces dans le dossier de la nouvelle construction en début d’année. « Quand on va pouvoir faire des annonces dans ce dossier, je crois que ça va faire débouler les autres choses. » Malgré tout, il est conscient que même si le dossier progresse rapidement, rien ne sera construit pour la rentrée 2015. « C’est sûr qu’il va y avoir des délais de plusieurs mois, ça se compte sans doute en dizaine de mois. Et il faut se pencher sur la période entre les deux, mais ça doit s’inscrire à une démarche globale. Ce serait contraire à notre mandat d’améliorer la situation à court terme sans penser à ceux qui vont venir après. »

Et si la question de la construction d’une nouvelle école se règle, peut-on espérer un déménagement temporaire avant la prochaine rentrée scolaire? Le président n’a pas voulu se mouiller dans le dossier « Il y a plusieurs solutions possibles. Le comité de parents propose un déménagement. C’est une solution possible et on en a même parlé en conseil. Par contre, il faut être prudent, ce n’est pas mieux de régler un problème pour en créer de nouveau. Je sais que les gens voudraient frapper un grand coup, mais parfois il vaut mieux y aller par petite touche. La direction générale a le mandat de travailler sur la rétention des élèves. Et oui, l’environnement y est pour beaucoup. Mais ce n’est pas juste une question de locaux, il y a d’autres facettes comme la programmation, l’atmosphère. On travaille sur plusieurs de ces points. »

D’ailleurs, la CSFY a commencé à faire des rencontres avec les élèves et les professeurs concernant la programmation. Différentes solutions sont à l’étude qui touchent autant les choix de cours que la réorganisation des locaux.

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