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Des débats en Chambre pour former la jeunesse

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Marie-Hélène Comeau

Une délégation franco- yukonnaise a participé aux débats du récent Parlement franco-canadien du Nord et de l’Ouest. Pendant trois jours, ils sont devenus ministres, députés ou citoyens participant aux débats de projets de loi fictifs, le temps d’apprivoiser le rouage du travail qui se fait en Chambre des communes où se créent les lois au pays.

Chaque année, le Parlement franco-canadien du Nord et de l’Ouest (PFCNO) rassemble 60 jeunes d’expression française âgés de 16 à 25 ans. Ils viennent du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta, de la Colombie- Britannique, du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon. Il s’agit d’un événement mobile, organisé à tour de rôle par une province différente chaque année. L’édition 2017 de l’événement se déroulait en novembre à Winnipeg.

« Les jeunes, c’est notre avenir », s’exclame Josée Jacques, agente de projet art et culture jeunesse de l’Association franco-yukonnaise. « Le Parlement franco-canadien leur montre comment débattre une loi en Chambre. Même si le processus est fictif, nous suivons les procédures comme les vrais débats en Chambre », ajoute l’accompagnatrice de la délégation franco-yukonnaise.

La délégation franco-yukonnaise était composée de (de g. à dr.) : Nicolas Nadon, Henry Beairsto, Dorothée Tölgyesi, Marguerite Tölgyesi, Manuel Kennedy-Kuiper, Anna Tölgyesi, Josée Jacques (accompagnatrice) et Loïk Langlois-Leclerc. Photo : PFCNO

La délégation franco-yukonnaise était composée de (de g. à dr.) : Nicolas Nadon, Henry Beairsto, Dorothée Tölgyesi, Marguerite Tölgyesi, Manuel Kennedy-Kuiper, Anna Tölgyesi, Josée Jacques (accompagnatrice) et Loïk Langlois-Leclerc. Photo : PFCNO


La délégation comptait cette année sept participants, dont Dorothée Tölgyesi, 17 ans, étudiante à l’École Émilie-Tremblay.

« Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je croyais que l’événement allait être strict. Finalement, j’ai été agréablement surprise. On a tous eu la chance de parler. C’était vraiment intéressant d’agir comme un vrai député et de débattre des lois », confie Dorothée qui participait pour la première fois à l’événement. « L’expérience ne m’a pas donné le goût d’aller en politique, mais ça m’a quand même motivé à m’impliquer et à comprendre l’importance d’aller voter », ajoute-t-elle.

Le Parlement franco-canadien du Nord et de l’Ouest existe depuis plus de 25 ans. C’est donc dire que plusieurs participants ont la chance d’y aller plus d’une fois. C’est le cas de Marguerite Tölgyesi, 20 ans, qui en était à sa septième participation à titre cette fois-ci de ministre de l’Éducation. « J’adore faire des débats. Ça me permet de m’impliquer et de participer comme citoyenne et puis ça nous donne des outils incroyables pour nous qui sommes en milieu minoritaire », explique cette étudiante franco-yukonnaise diplômée de l’École Émilie-Tremblay en 2015.

Elle est inscrite actuellement en éducation à l’Université de Moncton et estime qu’elle pourra éventuellement mettre à profit les apprentissages acquis dans les débats dans son enseignement.

Un volet action citoyenne

Il y avait de la nouveauté au Parlement franco-canadien du Nord et de l’Ouest cette année. Un volet action citoyenne a permis à sept jeunes, soit un par région, de s’initier à l’organisation de manifestations permettant de donner une voix aux citoyens afin d’influencer les ministres lors des débats en Chambre. Ils ont pu recevoir une formation de Janelle Delorme, une activiste extraordinaire bien connue au Manitoba.

« Nous avons appris à nous organiser », explique le membre de la délégation franco-yukonnaise inscrit au volet action citoyenne, Loïk Langlois-Leclerc, 18 ans. « Comme nous étions contre un projet de loi, nous devions agir. Nous avons commencé par faire une liste d’arguments contre cette loi. Ensuite, nous avons rencontré les partis politiques pour expliquer notre point de vue. Nous avons aussi créé des pancartes avec des slogans et manifesté, distribué des dépliants et réalisé une vidéo présentant nos arguments. On pensait qu’on avait fait une bonne job, mais la loi a passé quand même. On était donc tristes du résultat », déplore Loïk qui ne demeure toutefois pas amer du résultat. « Je suis très content de mon expérience. J’ai appris comment organiser un groupe de protestation, comment on débat un projet de loi et surtout, comment une loi s’écrit. J’ai compris comment une Chambre ça fonctionne avec ses débats. Mais tout ce fonctionnement est trop formel pour moi. Je n’envisage donc pas d’aller un jour en politique », confie le jeune homme qui se destine plutôt vers le journalisme.

Comme Loïk, Dorothée et Marguerite se retrouveront cet hiver à Ottawa afin de participer au Parlement jeunesse qui réunira cette fois-ci une centaine de jeunes provenant des quatre coins du pays. Encore une fois, ils simuleront une session parlementaire, voteront ou non en faveur de projets de loi. « C’est plus sérieux à Ottawa, car nous sommes dans la Chambre du Sénat. Mais ça demeure très amusant », confie Marguerite Tölgyesi.

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