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Démystifier les langues officielles dans les écoles

Maryne Dumaine

Les 13 et 14 novembre derniers, une délégation composée de commissaires aux langues officielles et de représentants de Patrimoine Canada s’est rendue dans des écoles afin de conscientiser les élèves sur la Loi sur les langues officielles, à l’occasion de son cinquantième anniversaire.

Atelier de présentation de la Loi sur les langues officielles à l’École secondaire F.-H. Collins.
Photo : Maryne Dumaine

La délégation avait pour objectif d’expliquer aux jeunes ce qu’est la Loi sur les langues officielles. À travers un historique, des jeux interactifs et quelques statistiques pertinentes, les jeunes de l’École élémentaire de Whitehorse, de l’Académie Parhélie, de l’École secondaire F.-H. Collins et de l’École secondaire catholique Vanier ont pu en apprendre davantage au sujet de leurs droits linguistiques. Le thème de l’insécurité linguistique a également été abordé.

Les élèves ont ensuite pu rencontrer des personnes pour qui le bilinguisme a été crucial dans leur carrière.

Philippe Maillochon a présenté sa carrière d’agent de services frontaliers.

« J’ai appris le français en immersion, comme vous », expliquait-il aux élèves de l’École secondaire F.-H. Collins. Puisqu’il maîtrisait le français, il a postulé à un poste de douanier bilingue. « J’ai reçu d’autres affectations par la suite parce que j’étais bilingue », a-t-il ajouté.

Andrée Gaulin, elle, travaille pour Parcs Canada. Originaire du Québec, elle est arrivée au Yukon il y a 40 ans, sans parler anglais. Elle a choisi de transmettre sa langue à ses enfants qui eux aussi ont fait le même choix aujourd’hui. « Professionnellement, j’ai eu un emploi permanent pour Parcs Canada parce que j’étais bilingue ». Selon elle, le fait de pouvoir s’exprimer dans les deux langues l’a souvent aidée à trouver un emploi, que ce soit comme enseignante suppléante à Dawson ou enseignante de français langue seconde pour les adultes.

« Le français, pour moi, a été une chance. J’ai pu avoir des emplois avec des salaires plus élevés parce que je suis bilingue », a-t-elle ajouté.

La présentation se terminait par l’intervention de Josée Jacques, agente de projets Jeunesse pour l’Association franco-yukonnaise et le témoignage de Anna Tölgyesi, sa jeune collègue, qui ont mentionné les nombreuses opportunités qui existent au Yukon pour « parler français en dehors de l’école ».

Une élève de 12e année à F.-H Collins a constaté après la présentation que « c’est difficile de comprendre toutes les opportunités qui s’offrent à nous, mais voir des personnes qui ont développé leur carrière grâce au fait qu’elles soient bilingues, ça nous montre qu’on est chanceux de pouvoir parler dans les deux langues ».

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