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Découvrir le travail des députés lors d’une simulation parlementaire ludique

Marie-Hélène Comeau

La jeunesse franco-yukonnaise a pu prendre la parole lors de la récente édition du Parlement franco-canadien du Nord et de l’Ouest (PFCNO). La délégation aux accents nordiques a également profité de l’occasion pour prendre des notes puisque l’an prochain, ce rendez-vous annuel devrait se tenir au territoire.

Cette année, le Yukon était représenté par une délégation de six participants, soit sa plus grande jusqu’ici. Sur la photo, de gauche à droite : Daniel Latour, Amélie Latour, Marguerite Tölgyesi, Roméo Champagne, Victor Tölgyesi et Anna Tölgyesi. Photo : Josée Jacques

 

Le PFCNO : apprendre la politique grâce à une simulation

D’ici novembre 2019, les jeunes Franco-Yukonnais auront du pain sur la planche afin d’assurer l’organisation de l’événement
au Yukon.

« Nous savons depuis longtemps que le Parlement aura lieu au Yukon en 2019, alors on réfléchit régulièrement aux activités qu’on aimerait organiser avec les participants », confie Marguerite Tölgyesi, 21 ans, qui a été élue première ministre lors du récent PFCNO qui avait lieu en novembre dernier, à Edmonton.

Depuis 1991, le PFCNO rassemble annuellement une soixantaine de jeunes d’expression française âgés de 16 à 25 ans provenant du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta, de la Colombie-Britannique, du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon. Il s’agit d’un événement mobile, organisé par une province ou un territoire à tour de rôle chaque année. C’est l’occasion pour la jeunesse francophone en milieu minoritaire de mieux comprendre le travail des députés à travers une simulation parlementaire.

Lors de l’événement, les participants incarnent des députés de différentes circonscriptions électorales de l’Ouest et du Nord, et doivent débattre de projets de loi proposés par le Cabinet [élu lors du PFCNO précédent] selon les règles parlementaires canadiennes. Le décorum est respecté à la lettre. Tous les participants doivent se conformer aux différentes règles qui régissent le Parlement, de l’habillement aux différentes procédures comme l’assentiment du gouverneur général, le dépôt de la masse pour ouvrir et fermer la session et l’adresse au président de la Chambre.

Les projets de loi, parfois sérieux, parfois loufoques, donnent lieu à des débats enflammés, comme le rappelle Amélie Latour, 17 ans.

« J’étais dans l’opposition cette année. Puisque j’ai fait du théâtre longtemps à l’école Émilie-Tremblay, c’était plus facile pour moi de prendre un rôle de députée », confie la jeune femme qui participait pour la première fois au PFCNO. « On fait souvent des blagues en Chambre, mais j’avoue aimer me mettre dans un rôle plus sérieux qui m’aide à comprendre comment les lois sont créées », ajoute-t-elle.

Pourquoi y participer?

Au-delà de l’apprentissage des rouages de la politique canadienne, le PFCNO joue un rôle social indéniable au sein de la jeunesse francophone canadienne.

Ainsi, Daniel Latour, 22 ans, qui en était à sa troisième participation, confie avoir acquis une belle assurance à travers sa participation. « Ma confiance dans mes interventions a changé. Je suis beaucoup plus dynamique », confie celui qui s’est fait convaincre de participer cette année par sa petite sœur, Amélie. « J’hésitais, mais honnêtement, ça a été ma plus belle expérience au PFCNO. Maintenant que je suis plus vieux, je réalise que ça m’est plus facile d’incorporer mon rôle », ajoute celui qui a été élu vice-premier ministre pendant l’événement.

Également, des liens d’amitié se tissent d’une francophonie à l’autre durant le rassemblement « Chaque édition est différente, on ne s’ennuie jamais. Et puis, j’aime revoir ces amitiés qui se sont créées les années passées », confie Anna Tölgyesi, 17 ans.

Pour d’autres, ce sont des liens familiaux qui se fortifient grâce au PFCNO. C’était le cas pour Roméo Champagne, 16 ans, qui s’est fait convaincre de participer par un cousin qui habite en Alberta. « Mon cousin Colin m’a beaucoup parlé du PFCNO. Maintenant, il est trop vieux pour y participer, mais il était présent comme bénévole en étant DJ lors de la soirée dansante du samedi. J’étais heureux de le retrouver », explique le jeune homme qui endossait le titre de page aux côtés de Victor Tölgyesi, 15 ans. Les deux jeunes hommes participaient également à cette simulation pour la première fois. « Je veux absolument participer de nouveau l’an prochain et cette fois-ci à titre de député », déclare Victor sans hésitation.

Préparations pour 2019

L’événement devrait se tenir au Yukon l’an prochain. Bien que l’Association franco-yukonnaise soit dans l’attente de la confirmation du financement de l’événement, les rencontres de préparation et de logistique ont débuté. Ce sera la quatrième fois que le Yukon sera l’hôte
du PFCNO.

Ajoutons que cette simulation parlementaire sera aussi accompagnée de soirées sociales qui devront être organisées par la jeunesse franco-yukonnaise.

À titre de première ministre, Marguerite Tölgyesi aura d’ailleurs différentes tâches à accomplir. Elle sera entre autres responsable de l’organisation et, avec l’aide de son Cabinet, devra s’occuper de l’animation ainsi que de l’accueil des participants au Yukon.

« On ne s’attend pas à avoir autant de participants qu’à Edmonton puisque le Yukon c’est loin, et ça coûte cher pour s’y rendre. Mais on veut que les jeunes des autres provinces et territoires puissent réaliser que c’est possible de vivre en français ici. On veut aussi leur faire vivre de belles expériences de plein air »,
explique Marguerite Tölgyesi qui espère obtenir le soutien de la communauté franco-yukonnaise afin d’assurer le succès de l’événement.
D’ailleurs, les gens intéressés à faire du bénévolat peuvent déjà contacter Josée Jacques, agente de projets en arts et culture + jeunesse, à l’adresse suivante :
jjacques@afy.yk.ca.

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