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Décès de Doris McLean, pilier de Dakhkà Khwàan Dancers

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Nelly Guidici

Doris McLean, membre de la Nation de Carcross/Tagish, s’est éteinte le 22 janvier dernier à l’âge de 77 ans. Issue d’une lignée de conteurs, elle était reconnue et très appréciée pour ses talents de conteuse. Larry Bagnell, député du Yukon à la Chambre des communes à Ottawa déclare : « Je suis très attristé. C’est une grande perte pour sa communauté, mais en tant que grande conteuse, elle a transmis ses histoires à ses descendants et je suis sûr qu’ils les transmettront à leur tour. »

Doris Mclean pose dans sa tenue de danse aussi appelée regalia. Photo : Allan Ogilvie


Cheffe de la nation de Carcross/Tagish de 1988 à 1992, elle a également pris part aux négociations et au développement de l’Accord-cadre définitif entre le gouvernement du Canada, le conseil des Indiens du Yukon et le gouvernement du Yukon aussi appelé Umbrella Final Agreement, conclu le 29 mai 1993.

La cheffe régionale de l’Assemblée des Premières Nations pour le Yukon, Kluane Adamek, s’est exprimée ainsi : « Mme McLean était non seulement une source d’inspiration, mais elle était pour moi une amie très chère. Elle était une leader incroyablement expérimentée, et pourtant très humble. Elle constitue un modèle positif pour les femmes autochtones et les jeunes gens au Canada et partout sur la planète. Son dévouement et sa détermination à partager sa culture, à raconter des récits et à sensibiliser les gens sur des questions ayant une incidence sur nos collectivités est louable et constituera un héritage pour le Yukon et même au-delà de ses frontières. »

Revitaliser la culture à travers la danse

Très active dans le processus de revitalisation de la culture Tagish à travers la danse, elle a créé dans les années 1970 le groupe The Skookum Jim/Keish Tlingit Dancers dans lequel sa fille, Marilyn Jensen aujourd’hui meneuse du groupe des Dakhkà Khwàan Dancers, a fait partie dès son plus jeune âge. « Elle a commencé à nous faire danser, ma sœur et moi, lorsque nous avions 2 ans et à cette époque, peu de gens dansaient. Je pense que c’est la plus grande part de son héritage, car nous sommes encore en train de danser aujourd’hui », explique Mme Jensen.

Puis, c’est au sein du groupe de danse dirigé aujourd’hui par sa fille que Mme McLean avait pris la place en tant qu’Aînée. Son rôle était de conseiller et de guider les danseurs à travers la transmission du savoir provenant de ses ancêtres. Soucieuse de respecter le protocole culturel combiné à la plus grande intégrité artistique possible, Mme McLean a aidé les membres du groupe à se concentrer sur la récupération de leurs langues et valeurs traditionnelles à travers le chant, le tambour, la danse et la narration.

À la suite de ce départ, les membres du groupe ont officiellement annoncé qu’ils étaient dans une période de deuil de 40 jours pendant lesquels ils ne danseront pas. « Nous avons le sentiment d’être perdus, c’est un énorme vide. Officiellement, nous n’allons rien faire pendant 40 jours, mais après cette période, nous allons suivre les instructions qu’elle nous a laissées. Elle nous a dit : “Je veux que vous continuiez” », conclut sa fille.

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