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De Tahiti à Whitehorse : le parcours de l’artiste Maeva Esteva

La dessinatrice et photographe d’origine française Maeva Esteva présentera en février ses nouvelles œuvres à la galerie Arts Underground pour l’exposition Nous, aujourd’hui. Elle nous raconte le parcours qui l’a menée à quitter le soleil de la Polynésie française pour s’installer en sol yukonnais.

« J’utilise la sensualité pour créer un peu de poésie, pour faire un choc avec la violence qu’on voit tous les jours », explique Maeva Esteva, parlant de son art.
Photo fournie.

 

Maeva Esteva est née en France, mais c’est à Huahine, une petite île de la Polynésie française qu’elle a grandi. Adulte, elle retourne dans son pays natal pour y poursuivre des études en sport et santé, mais elle revient ensuite à Tahiti pour y travailler comme enseignante de sports.

« Je vivais sur mon voilier, raconte-t-elle. J’aimais beaucoup la Polynésie, sauf qu’à un moment j’ai eu besoin de voir autre chose. En grandissant sur une île, je me sentais limitée dans l’espace. Le froid me manquait, et j’adore la neige. J’avais envie d’espaces à explorer et de nature, surtout. »

Elle arrive au Yukon en 2011. « C’était en hiver, en février ou en mars, se souvient-elle. Je suis entrée à Whitehorse par autobus Greyhound, en pleine nuit. On est venue me chercher en voiture au terminus pour me conduire au lac Fish, où j’allais rester et travailler comme guide de traineau à chiens les premiers temps. En sortant de la voiture, j’ai vu des aurores boréales. C’était ma première nuit, et il y avait des aurores boréales… »

Du Yukon, il n’y a pas que le froid et l’aventure qui plaisent à l’artiste. « J’ai senti qu’ici, c’était vraiment un endroit où j’avais ma place, qu’il n’y avait pas de jugement parce que j’aimais faire des trucs qu’on considérait plus comme des « trucs d’hommes » », confie-t-elle.

Maeva Esteva raconte qu’elle a beaucoup exploré le territoire à travers des excursions à pieds, à cheval, en canoë et en traineau à chien. Son appétit pour le Nord ne se limite pas aux frontières du Yukon : « Dernièrement, je suis allée au Groënland, en voilier, faire de la photo. »

Aujourd’hui, la Yukonnaise d’adoption partage avec plaisir son héritage polynésien. Elle offre des cours en ligne de danse tahitienne, en collaboration avec l’Association franco-yukonnaise (AFY). « Cette danse a vraiment une place importante dans ma vie, elle porte beaucoup de souvenirs d’enfance. Pendant mes études, j’ai créé une association de danse tahitienne. J’enseignais et je m’occupais de monter les spectacles. Je faisais de la couture aussi, pour créer des costumes en accord avec la nature. C’est une activité complète et très symbolique. »

Femmes et sensualité

L’exposition Nous, aujourd’hui sera présentée du 5 au 27 février 2021 à la galerie Arts Underground. Le thème : « la femme du passé, du présent et du futur, multiple dans son identité de genre ».

Maeva Esteva y dévoilera, aux côtés d’autres femmes artistes de la communauté francophone, des créations jamais présentées auparavant. « Il y aura des portraits de femmes et des portraits sensuels. J’utilise la sensualité pour créer un peu de poésie, pour faire un choc avec la violence qu’on voit tous les jours. »

Bear Lost Path. Crayon blanc sur papier noir.
Photo fournie.

 

 

Ce publireportage vous est proposé par l’Association franco-yukonnaise. Il a été réalisé grâce à la contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

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