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De retour après deux ans en Afrique

Cécile Girard

Après un séjour de deux ans en Afrique, Natasha Harvey est de retour à Whitehorse qu’elle avoue ne plus reconnaître!

« Il y a plein de nouveaux édifices et je ne connais plus personne sur la rue! », lance la voyageuse.

Partie en janvier 2011, la jeune femme a fait du bénévolat au Cameroun pour les organismes CUSO-VSO. CUSO et VSO Canada ont fusionné le 1er novembre 2008 pour former un organisme de développement international faisant appel à des coopérants volontaires.

Natasha Harvey a aimé travailler avec les jeunes Camerounais. Photo fournie.

Natasha Harvey a aimé travailler avec les jeunes Camerounais. Photo fournie.

Au Cameroun, Mme Harvey facilitait l’accès à l’éducation, surtout aux filles. Pour ce faire, elle inspectait les établissements d’éducation primaire. Le village où elle vivait était musulman à 80 % et très conservateur. Elle avoue avoir eu de la difficulté à accepter certaines traditions, comme celle, entre autres, du mariage précoce des jeunes filles dès qu’elles ont leurs premières menstruations. Le fait que les femmes doivent obéissance et doivent rester à la maison l’a aussi dérangée.

Toutefois, la Yukonnaise a aussi accumulé une banque de beaux moments. Près de son village, il y avait une petite rivière, sèche huit mois sur douze. Lorsque la saison des pluies est arrivée, le cours d’eau s’est rempli. Natasha a amené trois jeunes filles, la plus jeune avait trois ou quatre ans, s’amuser dans la rivière. Elles se sont éclaboussées et ont eu une journée inoubliable, bien que la plus jeune ait été effrayée par l’eau.

« Là-bas, personne ne sait nager. De plus, lorsque la rivière est sèche, les gens creusent des trous dans son lit afin de trouver un filet d’eau. Ces trous peuvent être assez profonds et sont dangereux lorsque la rivière se remplit. Les enfants peuvent y tomber et se noyer. »

En mai 2013, l’équipe de Natasha est évacuée. La jeune femme en profitera pour faire quelques expéditions : le mont Kilimandjaro et du kayak sur le Nil Blanc seront des moments inoubliables.

Celle qui entreprend sa maîtrise en communications internationales a beaucoup appris de son odyssée. Son sourire n’a pas changé, mais son regard est plus profond.

« En fin de compte, les gens sont les mêmes partout où on va sur terre. Ils ressentent de l’amour, de la colère. Ils veulent avoir une bonne et belle vie », avoue-t-elle avant de lancer : « De toute façon, je vais retourner en Afrique un jour. Ça, c’est certain. »


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