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De la Belgique à la Yukon Quest

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Pierre Chauvin

En 2002, alors qu’il parcourait le Canada en auto-stop, Gaëtan Pierrard, originaire de Belgique, était loin de s’imaginer qu’il serait un jour un musheur et qu’il ferait partie de l’organisation de la course Yukon Quest.

La chance fit qu’il décida de redescendre d’Inuvik vers Dawson au moment où les musheurs s’y arrêtaient pour leur repos obligatoire.

« C’est comme ça que j’ai découvert le chien de traîneaux », se souvient-il, 12 ans plus tard.

Il est assis dans le centre d’information de Dawson, temporairement reconverti en checkpoint pour la course. Aux côtés des journalistes qui entrent et sortent au fur et à mesure que les musheurs arrivent, on trouve des touristes venus du monde entier, les organisateurs de la course, les juges et des vétérinaires.

« C’est resté dans ma mémoire pour un bon bout de temps », ajoute Gaëtan Pierrard.

Ensuite il fait du chien de traîneau en Norvège, et devient même handler.

« C’est comme ça que ça a démarré », dit-il.

Progressivement, il s’investit de plus en plus dans le monde de la course de chiens de traîneaux.

En 2007 il devient handler pour Sebastien Schnuelle.

De 2008 à 2012, il est successivement volontaire aux checkpoints de Carmacks et Pelly, aide avec la logistique de la course, puis devient responsable du checkpoint de Braeburn.

C’est en 2013 qu’il accomplit ce qui le fait rêver : « être sur le sentier avec des chiens de traîneau ».

Il participe à la Yukon Quest 300, qui permet de se qualifier pour la Yukon Quest.

Aujourd’hui il est assistant du directeur de la course : permis, préparation de la course, récolte de dons, prêts de matériel. Au checkpoint de Dawson, il ne chôme pas.

« On était pas mal occupé, n’y a pas vraiment d’occasions de rêvasser », reconnaît-il.

Son objectif pour l’année prochaine : participer à la Yukon Quest 300 et d’autres courses en Alaska, pour pouvoir concourir dans la 33e édition de la Yukon Quest, en 2016.

Il possède déjà 15 chiens de traîneaux. Il décrit son attitude envers ses chiens comme avec des collègues de travail : « Quand on va courir, on est au travail, après le travail, on relaxe », résume-t-il.

« Je préfère avoir une relation d’amitié en dehors des courses et une relation de travail quand on est sur la course », explique-t-il.

Distinguer les différentes situations permet aux chiens « d’avoir la tête bien droite » et de rester « concentré et bien efficace », dit-il.

À peine l’entrevue terminée, il retourne travailler : trois autres musheurs doivent bientôt arriver au checkpoint.

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