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Dawson soutient le court-métrage

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Christopher Scott

Du 2 au 5 avril prochains se tiendra le seizième Festival International du court-métrage de Dawson City. Pendant quatre jours, une centaine de films, œuvres de fiction ou documentaires, d’une durée de une à trente minutes, seront visionnés par un public arrivé des quatre coins du Yukon et de beaucoup plus loin.

La population de Dawson a l’opportunité de participer à la sélection des films pour le Festival International du court-métrage de Dawson City. Photo : Klondike Institute of Arts and Culture (KIAC).

La population de Dawson a l’opportunité de participer à la sélection des films pour le Festival International du court-métrage de Dawson City. Photo : Klondike Institute of Arts and Culture (KIAC).

Comme c’est le cas depuis le premier Festival en 2000, ce sont les Dawsoniens dans leur ensemble qui sont conviés à participer au processus de sélection en assistant à deux soirées portes ouvertes par semaine durant lesquelles tous les films qui ont été soumis en candidature seront projetés et jugés. À compter du début décembre, le Klondike Institute for Arts and Culture (KIAC) qui dirige l’événement, accueille les spectateurs chaque lundi et mercredi soir dans ses locaux dans une ambiance intime. Une vingtaine de chaises sont rangées, et on propose du vin et des collations avant de commencer les projections.

Lors d’une première soirée de visionnement de la saison, à laquelle ce correspondant a récemment assisté, le public a eu droit à une douzaine de courts-métrages, pour la majorité de la fiction, provenant d’endroits aussi divers que le Chili, le Québec et la Palestine-et de styles bien variés. La force- ou la faiblesse- de certaines créations résidait clairement dans leur caractère saugrenu ou expérimental, et par moments les rires n’ont pas manqué de fuser dans la salle. En effet, les contraintes de la brevetée semblent avoir encouragé certains réalisateurs à se concentrer minutieusement sur la communication d’effets ou d’émotions qui auraient fini par fatiguer le public dans des ouvrages plus longs.

Selon Dan Sokolowski, employé du KIAC chargé depuis 2007 de produire le Festival chaque année, le fait que la création d’un court-métrage exige moins d’implication en termes de temps et argent permet également aux cinéastes de courir plus de risques. Pour ce réalisateur qui a plus que vingt courts-métrages à son actif (mais qui ne soumet pas ses propres œuvres au Festival par souci d’objectivité) défendre et promouvoir ce qu’on peut qualifier de « l’enfant pauvre du cinéma » est une passion. « Le court-métrage est une forme ignorée, » s’exprime-t-il. « C’est comme de la poésie comparée au roman. Personne ne dirait que la poésie n’est pas une forme d’art à part entière. Mais certaines personnes voient le court-métrage comme un [simple] tremplin vers quelque chose d’autre. [Et pourtant] de nombreux cinéastes passent toute leur vie à perfectionner l’art du court-métrage. »

D’après M. Sokolowksi le Festival de court-métrage de Dawson demeure le seul événement dans son genre au Yukon. Le festival est rendu possible chaque année grâce au soutien financier de différentes branches du gouvernement territorial, ainsi que le Conseil Canadien pour les Arts.

Lors des soirées de sélection, après chaque film on demande à l’auditoire d’évaluer la création en y attribuant une note sur vingt et d’inscrire tout commentaire sur une feuille de papier. Les organisateurs parviendront ainsi à faire le tri pour retenir une soixantaine de courts-métrages parmi les trois cents qui ont été soumis. En plus, une quarantaine de créations seront choisies directement par M. Sokolowksi et le KIAC en faisant le circuit des autres festivals.

Environ une demi-douzaine de personnes ont assisté à la première soirée portes ouvertes. Selon Jim Taggart, Dawsonien de longue date qui participe aux sélections depuis huit ans, l’exercice de prévisionner les courts-métrages est toujours gratifiant, même si la qualité des ouvrages soumis peut considérablement varier.

« Je le fais parce que je m’y plais, » lance ce consultant en planification environnementale, qui travaille souvent pour la Première Nation, avant de poursuivre : « On apprend quelque chose de n’importe quel film, ne serait-ce que comment ne pas en faire un! ».

Gaby Sgaga, employée de Parcs Canada qui a participé chaque saison de sélection depuis le tout premier festival en 2000, affiche le même enthousiasme.

« Cela en fait un effort communautaire, » se confie-t-elle, en parlant du processus de sélection par la communauté. « Cela nous fait sentir impliqués. »

« Et ça adonne que j’adore le cinéma. »

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