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Cultiver

Maryne Dumaine

Dans cette édition un peu particulière, deux grands thèmes sont abordés : culture et agriculture.

Loin des grands centres, nous vivons la ruralité au quotidien
Photo : Maryne Dumaine

 

À première vue, ces deux sujets sont assez distincts. Pourtant, en y regardant de plus près, ils sont en réalité intrinsèquement reliés, le mot culture indiquant à la fois le fait de cultiver la terre et celui de cultiver l’esprit. J’ai même pensé à ajouter un autre sujet : culture, agriculture et… confiture (vous savez, celle qu’on étale d’autant plus qu’on en manque), mais bon, je ne voyais pas le rapport. Mais alors pas du tout, car ici, on ne manque ni de culture ni d’agriculture!

Un journal communautaire, bien que n’étant pas responsable de la vitalité de sa communauté, en reste tout de même son reflet.

Au Yukon, refléter la communauté, c’est, entre autres, informer du rapport qu’elle entretient avec la terre. Et refléter la communauté, c’est aussi refléter sa culture : celle des Yukonnais et celle des artistes et de leur public.

Le dossier ruralité que nous vous proposons dans cette édition a été choisi, car c’est un sujet qui nous touche de près. Loin des grands centres, nous vivons la ruralité au quotidien, par exemple en venant au travail le matin en croisant des castors, des cygnes ou des renards. La ruralité, c’est voir un orignal traverser la Two Mile Hill en plein après-midi. Plus particulièrement, vivre en milieu rural, c’est avoir une collègue ou un ami qui travaillent à temps plein en plus de gérer une ferme. Pourtant, vivre au Yukon, c’est aussi pouvoir assister à une exposition d’arts visuels faite de matériaux dénichés au fin fond des bois ou avec des artefacts laissés pour compte dans des temps ancestraux.

La ruralité, c’est plus qu’un dossier. Au Yukon, c’est notre mode de vie, au quotidien. Et ce qui peut impressionner le plus, surtout vu de l’extérieur, c’est qu’en dépit de notre éloignement géographique, la culture et les arts soient aussi riches et aussi dynamiques. Le Yukon et la Franco-Yukonnie non seulement regorgent de créativité, mais en plus, ils rayonnent au-delà de leurs frontières! Alors voilà, dans cette édition, afin de refléter la vitalité de notre communauté, il n’est pas question de confiture…

Commentaires (2)

  1. Bonjour,
    Merci, j’ai lu votre édito pour la première fois.
    À Victoria, milieu urbain, on y voit des bêtes traverser les parcs et parfois les boulevards.
    Ici, il est question d’horticulture, de culture et, en saison de confiture succulente. Présentement, de rhubarbe. Je vous lis pour la première fois et peut être déjà entendue à Radio Canada.
    Au plaisir de vous lire à nouveau,
    Louis,
    Victoria

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