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Consultation sur les générateurs au GNL : retour à zéro

Consultation sur les générateurs au GNL : retour à zéro

Pierre Chauvin

(Mise à jour le 21 novembre)

La consultation publique sur le projet de générateurs au gaz naturel liquéfié (GNL) a été prolongée jusqu’au 20 décembre à la suite d’un changement dans le projet d’Énergie Yukon.

Énergie Yukon comptait louer une portion des rails de White Pass, mais les négociations entre les deux n’ayant pas abouti, la société d’État a été forcée de revoir sa copie.

L’Office d’évaluation environnementale et socioéconomique du Yukon (YESAB) a donc décidé de prolonger les consultations publiques.

Dans son projet révisé, Énergie Yukon utilise toujours une portion des rails, mais de telle façon que cela ne nécessite pas de bail. Le projet vise à remplacer les deux générateurs de secours en fin de vie qui fonctionnent au diesel, par du GNL. Le projet est estimé à 34,4 millions de dollars – ce qui inclut les différentes phases de consultation et de vérification du projet.

« Vu que nous vivons dans un climat très froid, nous devons avoir un système de secours », explique Janet Patterson, responsable des communications d’Énergie Yukon.

Un tel système doit être capable de démarrer instantanément et être toujours disponible, ce qui exclut les sources d’énergie comme le vent ou le soleil, explique Mme Patterson.

« De manière générale, nous sommes intéressés par les énergies renouvelables », commente-t-elle, précisant que le GNL ne concerne que les générateurs de secours.

« Nous avons une entente de principe avec Shell Canada. Ils nous ont garanti que pour le moment, le gaz qu’ils nous fournissent n’est pas du gaz issu de la fracturation hydraulique », a-t-elle expliqué.

Énergie Yukon dit ne pas savoir si cette garantie pourra être maintenue à long terme. Cette incertitude inquiète certains citoyens. Pour Jacqueline Vigneux, membre du Yukoners Concerned About Oil & Gas Exploration and Development (Yukonnais préoccupés par l’exploration et le développement pétroliers), l’utilisation de gaz issue de la fracturation hydraulique est, à terme, inévitable.

« La réalité, c’est que du gaz conventionnel, il y en a de moins en moins », explique-t-elle, ajoutant que le gaz issu de la fracturation hydraulique demande plus d’eau et de ressources naturelles lors de son extraction.

Jacqueline Vigneux s’inquiète aussi de l’emplacement choisi pour les deux générateurs, près du barrage et au niveau du S Access Road. En cas d’accident ou de fuite, cela ne laisserait qu’une seule route pour évacuer la ville.

Travis Ritchie, responsable d’Énergie Yukon, dit que la société d’État se conforme aux normes canadiennes et yukonnaises sur la sécurité pour ce type d’installation.

Dans son projet révisé envoyé au YESAB, Énergie Yukon détaille plusieurs scénarios de fuites de gaz, et comment les différentes mesures de protection agiraient.

La Direction des services en français a par ailleurs dit travailler pour permettre que les avis publics affichés par YESAB soient traduits en français.

Traduire tous les documents qui sont mis en ligne sur le site du YESAB reste quasiment impossible – le projet de générateurs au GNL compte à lui seul près de 1 000 pages, ce qui coûterait environ 60 000 $ à traduire.

 


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