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Conférence de Varsovie : optimisme malgré une conférence tendue

Conférence de Varsovie : optimisme malgré une conférence tendue
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Pierre Chauvin

La conférence de Varsovie sur le changement climatique qui s’est achevée le 22 novembre dernier n’a pas été aussi désastreuse que rapportée dans les médias. C’était en somme le message d’Ed Van Randen, sous-ministre adjoint yukonnais au changement climatique, qui participait à la conférence.

« La bonne nouvelle venant de cette conférence, c’est que tous les pays sont ici et en discussion pour déterminer comment arriver à un accord d’ici à 2015 » a déclaré le sous-ministre lors d’une téléconférence depuis Varsovie.

Cette conférence visait à préparer le sommet de 2015 qui se tiendra à Paris, et qui doit permettre de décider des réductions des émissions de gaz à effets de serre. L’objectif est de ne pas dépasser 2 °C de réchauffement climatique d’ici à 2100.

Une conférence difficile mais une étape importante, tous ayant en mémoire l’échec cuisant du sommet de Copenhague en 2009, qui n’avait abouti qu’à un accord peu contraignant et signé par seulement une partie des états membres de la convention des Nations Unies sur le changement climatique.

Le but du sommet de 2015 est aussi de parvenir à un accord réunissant pour la première fois les 195 pays membres de la convention.

Les océans ont pris une place importante durant la conférence, notamment à cause du fait qu’ils aient absorbé la plupart du réchauffement provenant des gaz à effets de serre a noté le sous-ministre.

La coopération et la coordination entre les différents niveaux de gouvernements faisaient aussi partie des enjeux majeurs de cette conférence.

Plus de 300 villes dans le monde ont mis en place des politiques pour réduire leurs impacts sur le climat a rappelé Ed Van Randen.

« C’est vraiment important puisque 50 % de la population mondiale vit dans des villes, et bientôt ce sera 80 % », a-t-il expliqué.

Le fond vert, destiné à financer des projets luttant contre le réchauffement climatique, a créé quelques discussions tendues entre pays industrialisés et pays en voie de développement, ces derniers s’inquiétant que le fond soit loin des 100 milliards de dollars prévu pour 2020. Le Canada y a contribué à hauteur de 1.2 milliard de dollars, mais aucun accord à ce sujet n’a été signé à Varsovie.

Des organisations non gouvernementales (ONG) avaient aussi envoyé 800 membres pour assister à la conférence. Parmi eux, Scott Bradley, un jeune Yukonnais de Dawson, qui y participait en tant qu’ambassadeur de la jeunesse sur le changement climatique.

Scott Bradley compte bien partager son expérience à Varsovie avec les Yukonnais : en plus d’une courte vidéo, il présentera à Whitehorse et à Dawson ce qu’il a appris.

 De cette conférence, il dit retenir qu’il ne faut pas perdre espoir maintenant.

« J’ai été inspiré par le niveau d’optimisme de beaucoup de participants à la conférence », a dit Scott Bradley.

« Nous devons rester optimistes et encourager le gouvernement canadien à faire sa part du travail pour arriver à un accord qui fonctionnera pour toute la planète », a-t-il conclu.

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