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Cinq questions à Sylvain Turcotte, Boreal Mountain Biking

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Thibaut Rondel

Sylvain Turcotte est copropriétaire de l’entreprise de tourisme Boreal Mountain Biking. Installé sur la route du lac Long pendant près de six ans, Sylvain Turcotte entame cet été sa deuxième saison d’activité dans sa nouvelle hôtellerie rustique du lac Lewes sur la route de Carcross.

L’Aurore boréale : Que pensez-vous de la nouvelle application Montana Mountain Biking App?

Sylvain Turcotte : Je n’ai malheureusement pas encore eu le temps de tester l’application. Les derniers mois ont été pas mal occupés à faire de petits travaux autour de la maison, et je ne suis allé rouler qu’une seule fois à Montana, car il y avait encore de la neige il y a trois semaines. Je pense toutefois que cela va beaucoup ressembler à l’application que nous avons déjà à Whitehorse. On voit en tout temps où nous sommes sur la carte, c’est super facile de s’orienter et de trouver les sentiers sur lesquels on veut aller. Une fois l’application téléchargée, pas besoin de signal cellulaire, car tout fonctionne grâce au GPS. À Boreal Mountain Biking, tous nos guides connaissent déjà très bien les sentiers de la montagne. Je pense donc que cette application va plus être utile aux touristes qui y vont par eux-mêmes avec un vélo loué pour la journée, ou qui passent quelques jours dans le secteur.

La nouvelle auberge de Boreal Mountain Biking, dans le secteur du lac Lewes, à mi-chemin entre Whitehorse et Carcross. Photo : fournie

La nouvelle auberge de Boreal Mountain Biking, dans le secteur du lac Lewes, à mi-chemin entre Whitehorse et Carcross. Photo : fournie

A.B. : Boreal Mountain Biking s’installe sur la route de Carcross, une application de vélo de montagne est lancée… l’avenir de la discipline est-il dans ce secteur?

S.T : Au niveau du vélo de montagne, Carcross a toujours été l’une de nos destinations principales, mais je pense qu’elle ne remplacera jamais Whitehorse, où il y a bien plus d’options. Carcross est par ailleurs un peu plus technique que Whitehorse qui possède également des sentiers avancés, mais qui reste globalement plus sollicitée par les pratiquants débutants et intermédiaires.

Notre but en déménageant au lac Lewes était en fait de trouver un terrain où l’on pouvait installer un camp de base permanent, pour possiblement aussi ouvrir l’hiver. Au lac Long, nous louions un terrain et devions démonter nos yourtes chaque année. C’était beaucoup de travail! Maintenant, nous sommes quasiment à mi-chemin entre Carcross et Whitehorse, c’est donc parfait pour nous!

A.B. : Quelles sont alors les nouveautés?

S.T : Nous avons maintenant une auberge avec quatre chambres et salles de bain privées, en plus des yourtes disponibles en été. Et nous avons ouvert pour la première fois cet hiver, dans le but d’être occupés à l’année. Notre activité était axée autour des aurores boréales, de l’hébergement et des repas, mais nous allons maintenant commencer à proposer d’autres produits de saison comme de la randonnée en raquettes ou du vélo d’hiver. L’été, on fait un peu de randonnée pédestre et de canoë, mais le vélo de montagne reste notre force, et je dirais que 85 % de notre clientèle d’été est composée de cyclistes.

A.B. : La saison se présente bien?

S.T : Nous avons officiellement ouvert au lac Lewes au mois de juin 2014, et tout va très bien. Nos premiers clients arrivent la semaine prochaine et nous sommes complets à 90 % jusqu’à mi-septembre. De façon plus générale, nous sommes bien occupés depuis environ trois ans, puisque nous faisons aussi beaucoup de camps pour enfants en été, avec deux randonnées par semaine.

A.B. : Qui vient faire du vélo de montagne?

S.T : La plupart de nos clients sont des professionnels entre 30 et 55 ans, avec de bons revenus, qui aiment faire des petits voyages de trois ou quatre jours. Quatre-vingts pour cent sont des adeptes de vélo de montagne, les autres étant des curieux, athlétiques, mais qui souvent pratiquent des activités différentes comme le vélo, la randonnée, le canot. Notre clientèle vient principalement de Colombie-Britannique et de la Côte ouest-américaine. On a quelques francophones, français ou québécois, mais leur nombre reste très marginal. n

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