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Camper au Yukon : une expérience qui demande du respect

Camper au Yukon : une expérience qui demande du respect

Danièle Rechstein

L’entrée du terrain du lac Fox était déblayée dès le jeudi 28 mars, mais l’ensemble des terrains de camping du territoire sera ouvert au public le vendredi 17 mai.

Entre-temps, on ne chôme pas dans les parcs : « Avant l’ouverture, on vérifie tout : un arbre dangereusement incliné à enlever, des latrines à réparer, les tables de pique-nique à installer, les cercles de feu à nettoyer, le verrouillage des poubelles à contrôler, une couche de peinture à passer… », explique Pamela Brown, agente des parcs au gouvernement du Yukon.

Il faudra ensuite apporter les fournitures nécessaires, embaucher le personnel saisonnier et recruter des bénévoles.

Les agents des parcs veillent au maintien de la paix et de la sécurité dans les terrains, patrouillant parfois plusieurs terrains en été jusqu’à 2 h du matin sous le soleil de minuit.

« Si nous arrivons tôt sur les lieux, nous pouvons établir un bon contact avec les gens et leur rappeler les règles qui se résument à respecter ses voisins et l’environnement : heures calmes entre 21 h et 7 h; avoir un site propre pour ne pas attirer les ours et veiller ainsi à la sécurité de tous », confie Mme Brown.

Elle ajoute : « Nous constatons une diminution des plaintes depuis que le Programme des agents des parcs est en place. Nous sommes davantage présents, sommes bien entraînés pour nous protéger nous-mêmes ou protéger les gens et pour résoudre les problèmes par la parole et le geste. Par exemple, si des campeurs n’ont pas payé, j’arrive avec le sourire, l’enveloppe à la main, et ils la remplissent comme il faut. On arrive à prévenir des incidents en parlant avec les gens. »

Les agents des parcs sont habilités à donner des avertissements ou des amendes et à demander aux gens de quitter les lieux. Dans le passé, des agents de police devaient intervenir si un groupe était menaçant ou en cas d’agression. Mais la plupart du temps, les gens comprennent les règles et les acceptent. Certains campeurs sont même perfectionnistes et trient leurs ordures!

La sécurité, c’est aussi décider si l’on doit ériger un panneau d’avertissement ou fermer un terrain si les ours fréquentent l’endroit, comme souvent à Congdon Creek au mois d’août. Toutefois, les barrières ne sont jamais verrouillées par précaution en cas d’incendie.

Beaucoup de gens préfèrent utiliser les sites de camping en zone sauvage au cœur des parcs ou le long du réseau des rivières du patrimoine (Alsek-Tatshenshini, 30 Mile…) qui ont des installations plus spartiates : juste des latrines et un site pour planter la tente.

« Sur les 50 000 visiteurs que nous avons eus dans nos campings l’an dernier, 39 % étaient des Yukonnais. Les campings ont tellement de succès qu’on planifie l’ouverture d’autres sites comme celui du lac d’Atlin qui devrait ouvrir d’ici deux ans », révèle Jean Langlois, gestionnaire de la planification des parcs au gouvernement du Yukon.

Il est convaincu que le rôle des agents des parcs est de créer une expérience agréable pour les campeurs : « Ce sont vos amis! » dit-il en souriant.

Yamila Miranda, résidente yukonnaise, raconte : « Nous allons souvent camper dans notre autocaravane en été au Yukon. Les terrains sont très accueillants, propres et beaux. Mais je suis consciente de l’environnement. J’ai toujours mes trois enfants dans mon champ de vision. Je leur demande de ne pas aller où je ne peux pas les voir, il pourrait y avoir un animal sauvage ou un autre problème. »

Rappelons enfin que le public peut envoyer ses commentaires sur la gestion du parc Tombstone jusqu’au 7 avril 2013 en répondant au sondage sur www.tombstonepark.ca

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