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Bienvenue aux journaux de l’APF

Bienvenue aux journaux de l’APF

Cécile Girard

Quelque part dans un jardin yukonnais poussent des lupins de l’Île-du-Prince-Édouard. L’année dernière, les membres de l’assemblée générale annuelle de l’Association de la presse francophone (APF) se sont réunis à l’Île. Et dans leur trousse de bienvenue, ils ont reçu des graines de lupins.

En juillet prochain, dans ce même jardin fleurira une griserie peu commune. La raison est simple : l’assemblée générale annuelle de l’APF aura lieu à Whitehorse du 11 au 13 juillet.

L’APF est le réseau canadien de journaux francophones en situation minoritaire. Depuis sa fondation en 1976, cette association a tenu son assemblée générale annuelle partout où elle a des membres, mais c’est la première fois dans le Grand Nord canadien, au nord du 60e parallèle. Les membres ont pris cette décision, il y a quatre ans, en toute connaissance des froids soucis financiers qui se profilaient à l’horizon. Les journaux ont économisé sagement afin de se permettre cette grande expédition.

Il y a 28 ans, l’Aurore boréale a grossi les rangs de l’APF. Cette adhésion lui a donné accès à des connaissances substantielles. Le journal a su profiter de l’expérience de publications bien établies qui avaient du métier. La Liberté, le journal du Manitoba, célèbre cette année son centième anniversaire! Dans ce réseau de professionnels dévoués au journalisme de langue française, l’outil de communication de la Franco-Yukonnie a fait son nid et grandi en profitant pleinement des services de son Association. Les réunions annuelles ont toujours énergisé l’Aurore boréale. C’est l’endroit où les directrices, directeurs et propriétaires de journaux se racontent l’année qui vient de se terminer, s’informent de la santé de leur communauté, parlent de leurs succès, de leurs défis, de la vie et des jours.

La politique tient une place de prédilection dans leurs propos et ils comparent leurs gouvernements, leurs gouvernants et, ce faisant, constatent une myriade de points communs.

Plusieurs d’entre eux et d’entre elles se connaissent maintenant depuis des lustres : 28 ans, ça crée des liens.

Et du lien à l’entraide et à la solidarité, il n’y a qu’une page à tourner. Les exemples de complicité sont trop nombreux pour être cités tous. Du coup de téléphone encourageant de feu Roland Pinsonneault, éditeur de l’Eau vive en Saskatchewan aux avis judicieux de Pierre Glaude, éditeur d’Agricom, au « prêt » du logiciel PageMaker (version 4, emprisonnée sur huit disquettes) consenti par Alain Bessette de l’Aquilon des Territoires du Nord-Ouest, tous ces gestes ont nourri et nourrissent encore l’Aurore boréale. La réunion annuelle est une formidable occasion de réseautage.

L’Aurore boréale souhaite à tous les délégués une assemblée fructueuse et une visite inoubliable. Tendez l’oreille dans la nuit qui se confond avec le jour et vous entendrez peut-être le rythme des danses des premiers habitants de cette contrée martelant les berges escarpées du fleuve Yukon.


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