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Benjamin Déziel a plus d’un tour dans son sac

Julien Latraverse

Faire la première partie du spectacle de magie de Shawn Farquhar, une de ses idoles d’enfance, est un rêve devenu réalité pour le jeune franco-yukonnais Benjamin Déziel.

Son séjour au Nunavik a permis à Benjamin Déziel d’intégrer des éléments de la culture inuite pour présenter un numéro en inuktitut.
Photo fournie

L’adolescent de 16 ans présentera la première partie du double champion du monde de la magie, Shawn Farquhar, dans le cadre d’un spectacle-bénéfice pour l’équipe yukonnaise des Jeux olympiques spéciaux le 18 février prochain.

« C’est un honneur », reconnaît d’emblée Benjamin Déziel, qui a adopté l’alias Magic Ben comme nom de scène. L’adepte de la cartomagie ne tarit pas d’éloges à l’égard de son compatriote. « C’est un des meilleurs magiciens au monde », déclare-t-il, de surcroît.

L’adolescent voit dans cette opportunité le fruit d’un travail acharné. Finaliste à six reprises dans la catégorie des moins de dix-huit ans au Concours international de magie Michel Cailloux, Benjamin rêve de se tailler une place au prestigieux Championnat mondial de la magie de la Fédération internationale des sociétés magiques. Pour lui, cette compétition est un peu comme des « Jeux olympiques » du milieu de la magie.

Magic Ben se prépare depuis plus de deux semaines à élaborer son numéro de vingt minutes. « Je vais performer trois routines », informe l’ancien résident du Nunavik. « Chaque routine a un effet magique, comme un tour de cartes ou du mentalisme », ajoute-t-il.

Pratiquer son art n’a pas toujours été facile pour Benjamin Déziel. Au nord du 60e parallèle, il faut redoubler de débrouillardise pour dénicher de nouveaux « trucs », témoigne le Yukonnais. « Je regarde beaucoup de vidéos de magie sur Youtube […] et il existe des plateformes secrètes où les magiciens d’un peu partout échangent et partagent leurs tours ensemble », raconte-t-il. « Mais je ne peux te dire où les trouver », commente avec un brin de malice l’adolescent pour préserver les mystères du métier.

L’étudiant à l’Académie Parhélie est même allé jusqu’à travailler pendant un an dans un dépanneur, à l’âge de 13 ans, afin de payer son admission au Tannen’s Magic Camp, à Philadelphie, afin de peaufiner sa pratique. « C’est la plus grosse école de magie en Amérique du Nord », affirme-t-il avec fierté. Il y fera par ailleurs la rencontre de Hiawatha Johnson, une des figures marquantes de son parcours de magicien. « J’ai trouvé mon personnage de scène grâce à lui […] un des aspects où j’avais le plus de difficulté », rapporte Benjamin. Mais au final, la différence entre Benjamin Déziel et Magic Ben demeure minime. « C’est un garçon de 16 ans qui essaye le plus possible d’émerveiller les gens. En fait, il faut que je sois moi-même », admet-il.

Arrivé au territoire au mois d’août dernier, le francophone souhaite « se faire un nom » auprès du public yukonnais. De ce fait, Benjamin Déziel promet « de rendre l’expérience la plus magique possible » pour les spectateurs du Yukon Convention Centre le 18 février prochain. Des billets sont mis en vente sur le site Internet specialolympicsyukon.ca au coût unitaire de 25 $.

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