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Audrey Percheron : une passionnée de danse

Kelly Tabuteau

Au Yukon, les possibilités d’apprendre à danser pour les adultes sont limitées. Certes, il existe bien des occasions, mais la diversité n’est pas toujours au rendez-vous. Audrey Percheron s’en est vite aperçue : transportée par la danse depuis son plus jeune âge, elle a dû mettre un terme à cette passion lors de son emménagement à Whitehorse, mais seulement de façon temporaire, heureusement. Il existe plusieurs occasions de bouger en musique à Whitehorse, que ce soit sur des airs latinos lors de soirées organisées par Salsa Yukon ou sur les rythmes exotiques des cours de bhangra enseignés par Gurdeep Pandher.

En 2019, une nouvelle offre sera disponible : des classes de danses sociales, encadrées par Audrey Percheron, une jeune Française installée au Canada depuis 2008.

Audrey Percheron, dans son élément, guidée par un de ses élèves, au Québec.
Photo fournie.

De la gymnastique aux spectacles de variétés

À six ans, Audrey Percheron commence la gymnastique rythmique, une discipline sportive et artistique qui associe la danse, la gymnastique et cinq engins d’adresse différents. De ses longues années de pratique, elle retient surtout son plaisir à réaliser des chorégraphies, plaisir qu’elle cesse de pratiquer à l’adolescence, à la suite d’une blessure à la hanche. Sa période de rétablissement et le début de la vie active l’obligent à mettre de côté sa passion, jusqu’au jour où sa carrière professionnelle et la danse se rencontrent à nouveau. Embauchée par une grande compagnie touristique française, elle prend désormais part aux spectacles de variétés organisés lors des tournées promotionnelles de cette entreprise. Elle se souvient : « C’était vraiment le fun. Danseurs, chanteurs et comédiens, on montait tous dans un bus et c’était parti pour quelques mois! Chaque année, c’était un spectacle différent incorporant le talent de chacun. » Lors de ces expériences, elle a découvert la joie de monter sur scène, le plaisir de se produire devant un public, et surtout, elle s’initie aux danses sociales.

De la danse sociale au cancan

Il y a dix ans, Audrey Percheron et son conjoint quittent la France pour s’installer au Québec. La jeune femme n’a alors qu’une idée en tête : se remettre à la danse, et pas n’importe laquelle, la danse de couple. Elle s’inscrit à une école, progresse très rapidement grâce à son passé sportif, si bien qu’un jour le directeur de l’école de danse lui propose de devenir professeure. « Je n’y croyais pas. C’était une chance unique que je ne pensais pas avoir un jour : faire de ma passion mon métier! J’ai dit oui sans hésiter » se souvient-elle. Quelques mois et quelques formations plus tard, Audrey Percheron obtient son diplôme de professeure de danse sociale.

En 2016, c’est un nouveau déménagement qui amène Audrey Percheron et sa famille à Whitehorse. Elle se rend rapidement compte que dans cette nouvelle ville, il n’y a pas d’école de danse et qu’elle doit à nouveau mettre sa passion entre parenthèses. Elle laisse néanmoins entendre qu’elle est disponible pour offrir des cours particuliers pour des mariages. Un an après son arrivée, elle décide de se lancer dans une nouvelle aventure artistique, celle de danseuse de cancan pour le Yukon Sourdough Rendez-vous. Elle y retrouve le bonheur de la scène et un côté social qui lui manquait : « Jeune maman, je ne sortais plus beaucoup depuis mon arrivée à Whitehorse. J’avais envie de rencontrer de nouvelles personnes, de m’investir dans la communauté, et de voir le Rendez-vous de l’intérieur. »

Pour Audrey Percheron, la danse sociale est bien plus qu’une simple danse. C’est un moment de partage entre deux personnes, un moment où des couples se retrouvent, où des personnes prennent confiance en elles. C’est aussi un moment où les hommes doivent guider, et où les femmes peuvent lâcher prise. Ce sont tous ces éléments qu’elle souhaite maintenant partager, dès le 10 janvier à Avalanche Athletics. Les renseignements et inscriptions se font directement auprès d’Audrey Percheron que l’on peut contacter via Facebook.

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