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Attaques de chiens préoccupantes à Dawson

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Genséric Morel

Le règlement municipal de Dawson indique que dans les lieux publics, chaque chien doit être tenu en laisse sous le contrôle du maître à une distance minimum d’un mètre des passants. Malgré la réglementation, de nombreux chiens errent encore au centre-ville et des incidents ont lieu régulièrement.

Sur la devanture du Pit, des affiches informent la clientèle du problème que représentent les chiens en ville. Photo : Genséric Morel


Le texte s’applique aussi aux sentiers et aux parcs, à l’exception du parc pour chiens situé dans le quartier North End. Ce parc a justement été construit en 2013 afin de pallier le problème des attaques récurrentes de chiens en ville.

Mi-juin, des parents préférant garder l’anonymat se sont rendus à l’hôpital après que leur fils de 11 ans se soit fait mordre par un chien attaché devant un bar. Il s’agit de la dixième morsure de chien enregistrée à l’hôpital depuis le début de l’année 2018. Plusieurs chiens sont à l’origine de ces attaques. « Notre fils va bien aujourd’hui, mais il est effrayé. C’est traumatisant pour un enfant », explique le père. « J’ai peur, car mon enfant souffre de fauvisme et nous devons limiter la prise de médicaments et d’antibiotiques. Chaque accident m’inquiète plus que le précédent à cause de sa pathologie », ajoute la mère.

Le quartier de North End est particulièrement craint par les cynophobes, certains locaux n’osent plus s’y promener, car on y croise régulièrement des chiens en liberté – à cause de sa proximité avec le parc pour chiens – qui harcèlent les habitants et les animaux. « La semaine dernière, je faisais de la course à pied avec mon compagnon canin et il a été agressé à deux reprises par des chiens en liberté. Les propriétaires devraient être tenus responsables de leurs animaux », livre Elisabeth Clemente. Certains locaux ne s’aventurent plus dans les établissements quand des chiens sont attachés devant, comme Liz Patterson qui explique avoir « été mordue par des chiens qui n’avaient jamais mordu avant ».

Des solutions pour éviter les incidents

Légalement, les chiens de plus de six mois doivent être enregistrés auprès de la municipalité. En plus du règlement sur l’utilisation de la laisse obligatoire en ville, il est également interdit d’attacher un chien devant un bâtiment public ou les sites historiques de la ville à moins d’avoir une autorisation de l’entreprise ou du conseil de résolutions de Dawson. Les bars et restaurants du centre-ville sont sensibles à cette problématique et certains affichent des messages à l’attention des clients, comme au Pit où le consommateur doit « s’assurer que son chien est attaché dans un endroit sécuritaire éloigné du bar ». Pour les propriétaires qui souhaitent tout de même attacher leur chien à l’extérieur, des emplacements existent en bordure de fleuve, éloignés des sentiers et des trottoirs.

Randy Matson, éducateur canin basé à Whitehorse, est venu donner des cours aux Dawsoniens au printemps dernier. D’après lui, « tous les chiens ont le potentiel de mordre, pour différentes raisons. Ils peuvent être blessés ou malades, manquer d’aptitudes sociales, être craintifs, être territoriaux ou se protéger. La génétique et les problèmes de tempérament sont aussi des causes possibles. » Avant une morsure, plusieurs signes d’avertissement peuvent être détectés tels que « des aboiements, grognements, poils hérissés, queue en hauteur, oreilles en arrière, regard inquiet qui balaye l’environnement, corps rigide, charges, démonstration de la dentition, accroupissement vers le bas ou léchage des babines », explique Matson. Il recommande des techniques de prévention comme « la socialisation des chiots, les cours de dressage, l’utilisation de laisse, la constante surveillance du chien, l’évitement des mauvaises situations et l’utilisation de muselière en cas de problème d’agressivité ». Des propriétaires responsables sont « la clé d’une communauté sûre où chacun doit contribuer », conclut-il.

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