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Après le provincial et le fédéral, place aux élections locales

Laurie Trottier

Pour une troisième fois cette année, les Yukonnais et Yukonnaises seront appelé.e.s aux urnes. Les élections municipales auront lieu le 21 octobre prochain.

À chaque trois ans, le troisième jeudi d’octobre, des élections locales se tiennent partout sur le territoire du Yukon. Toutes les localités et les conseils consultatifs du Yukon cherchent donc à élire un.e maire.sse et des conseillères et des conseillers.

Sur le territoire, il y a cinq conseils consultatifs locaux, qui ont pour fonction de conseiller le ou la ministre des Services aux collectivités et de représenter au mieux leur communauté. Contrairement aux huit conseils municipaux (Carmacks, Dawson, Faro, Haines Junction, Mayo, Teslin, Watson Lake et Whitehorse), ceux-ci ne prélèvent pas de taxes et ne jouissent d’aucun pouvoir réglementaire, leur pouvoir étant strictement consultatif.

Les cinq conseils n’auront pas besoin de tenir des élections cette année puisque la majorité des postes ont été pourvus par acclamation, les localités n’ayant pas reçu plus de candidatures que de nombre de postes à combler.

C’est ainsi qu’Étienne Tardif a été élu à titre de conseiller (ward, en anglais) pour représenter la division d’Annie Lake, dans le hameau de Mont Lorne. Étant impliqué dans le conseil d’administration du centre communautaire de Mont Lorne depuis huit ans, Étienne Tardif souhaite apporter de nouvelles idées au conseil consultatif local. « J’ai l’impression que le groupe ne communique pas assez avec la communauté, donc moi j’aimerais changer ça », explique celui qui est également expert en apiculture.

Plusieurs façons de voter

Sans surprise, au niveau municipal, c’est à Whitehorse qu’il y a le plus de candidatures pour le nombre de postes disponibles. Ainsi, le 21 octobre, les personnes citoyennes canadiennes âgées d’au moins 18 ans et résidentes de la collectivité depuis au moins un an sont appelées aux urnes pour élire le ou la prochain.e maire.sse et six conseillers et conseillères, pour des mandats de trois ans.

Cette année, les citoyens et citoyennes ont la possibilité de voter par bulletin spécial jusqu’au 21 octobre. Il suffisait de s’enregistrer en ligne avant le 8 octobre dernier pour faire parvenir son vote par courriel ou le déposer dans des boîtes spéciales installées devant l’hôtel de ville et le Centre des Jeux du Canada.

La Ville de Whitehorse tient également deux jours de vote par anticipation de 8 h à 20 h les 14 et 16 octobre, au Centre des Jeux du Canada et près de l’hôtel de ville. Sinon, les citoyen.ne.s éligibles devront attendre le 21 octobre, jour de scrutin, pour voter.

« Notre objectif a été vraiment de rendre la vie plus facile aux gens et le processus un peu plus pratique. On a reçu des suggestions en 2018 pour offrir plus d’options et c’est ce qu’on a fait », explique Myles Dolphin, gestionnaire des communications stratégiques à la Ville de Whitehorse. Ce dernier espère que cette stratégie se reflétera dans le taux de participation aux élections municipales, qui n’a pas franchi la barre des 40 % depuis 2012.

« C’est la plus importante »

« Je sais que les gens sont fatigués et que c’est la troisième élection de l’année, mais, d’après moi, c’est la plus importante », déclare Myles Dolphin.

Les rôles des conseils municipaux sont énumérés dans la Loi sur les municipalités. Ceux-ci consistent, entre autres, à élaborer et évaluer « les politiques, les services et les programmes » et de « veiller au bon exercice des pouvoirs et fonctions » de la municipalité.

« Les gens doivent s’impliquer au niveau de la vie municipale parce que les décisions qui sont prises à l’hôtel de ville affectent les gens directement, que ce soit le déneigement, les égouts, les déchets ou la gestion des parcs, soutient Myles Dolphin. C’est le gouvernement qui nous affecte le plus et [voter] fait partie de nos responsabilités comme résidents. »

Pour l’instant, l’ensemble de la documentation au sujet des élections municipales à Whitehorse est disponible en anglais uniquement. Si la Ville n’est pas légalement tenue de fournir des documents en français, Myles Dolphin affirme que c’est un des buts du département de communication pour la prochaine année.


 

Les candidatures de Whitehorse

 

Le 21 octobre prochain, les résident.e.s de la ville de Whitehorse devront choisir qui, entre Laura Cabott, Samson Hartland et Patti Balsillie prendra la place de Dan Curtis en tant que maire.sse de la capitale du Yukon. Photos fournies.

 

Vingt noms figureront sur le bulletin de vote des résidents et résidentes de Whitehorse le 21 octobre prochain. Au terme de ces élections municipales, un.e maire.sse et six conseillers et conseillères seront élu.e.s.

Alors que le maire sortant de la Ville de Whitehorse, Dan Curtis, a annoncé qu’il ne se représentait pas pour un quatrième mandat, trois personnes ont manifesté leur intérêt pour prendre les rênes du conseil municipal. Il s’agit de Patti Balsillie, Laura Cabott et Samson Hartland.

Au Yukon depuis plus de 30 ans, Patti Balsillie travaille chez Destination Canada, une organisation touristique, et a été impliquée au sein de la Chambre de commerce de Whitehorse et l’Association de l’industrie touristique du Yukon pendant de nombreuses années. Reconstruire un esprit d’équipe fort, s’assurer de rentabiliser chaque dollar investi, s’occuper des problèmes de gestion des déchets, de trafic et de l’accès aux services et planifier adéquatement pour un meilleur futur sont quelques-uns de ses objectifs.

Laura Cabott est aussi au territoire depuis près de 30 ans et a œuvré en tant qu’avocate, propriétaire d’entreprise et guide de plein air. Elle est conseillère municipale depuis 2018. Si elle est élue mairesse, elle souhaite entre autres s’occuper de la crise du logement, adresser les enjeux du changement climatique et renforcer l’économie locale et le secteur touristique. Elle a été impliquée au sein de multiples organisations au fil des ans, dont la Banque alimentaire de Whitehorse, Law Society Yukon et Equal Voices.

Samson Hartland œuvre à titre de conseiller pour la Ville de Whitehorse depuis près de 20 ans. Il est directeur général de la Chambre des mines du Yukon et a été gestionnaire de projet à la Chambre de commerce de Whitehorse dans le passé. Il souhaite mettre l’accent sur le plan communautaire de la ville et s’assurer qu’il y ait une offre de terrains à bâtir proportionnelle à la croissance exponentielle de la ville. S’il est élu, il s’assurera de rendre la Ville de Whitehorse abordable pour les familles, les aîné.e.s et les populations vulnérables.

Par courriel, les trois candidat.e.s ont répondu à la question de l’Aurore boréale au sujet de l’absence de documentation en français à la Ville de Whitehorse. Patti Balsillie, qui a répondu en français, assure qu’elle avancera l’idée de traduire les différents documents. Les deux autres candidat.e.s se sont exprimé.e.s en anglais. Laura Cabbott affirme avoir rencontré l’Association franco-yukonnaise lors de sa campagne et souhaite traduire des sections clés du site Internet de la municipalité. Samson Hartland assure quant à lui que si une occasion de partenariat avec la Direction des services en français se présente, il la saisira.

17 candidatures pour 6 postes de conseiller.ère.s

Par courriel, l’Aurore boréale a demandé aux 17 candidat.e.s au poste de conseiller et conseillère de la Ville de Whitehorse d’identifier l’enjeu primordial auquel fait face la population de Whitehorse.

Les candidat.e.s Dan Boyd, Jocelyn Curteanu, Cameron Kos, Telek Rogan et Janna Swales ont tous identifié la croissance rapide de la municipalité comme étant l’enjeu sur lequel ils et elles aimeraient se pencher rapidement si le vote leur est favorable.

Dave Blottner, Doug Graham, Mellisa Murray et Eileen Melnychuk ont plutôt identifié l’enjeu du logement comme étant celui le plus pressant, alors que, dans un même ordre d’idées, la candidate Kelsey Hassard-Gammel a insisté sur l’abordabilité de la municipalité.

Les candidates Robin Reid-Fraser et Michelle Friesen ont toutes deux soulevé la crise climatique, alors que Michelle Christensen-Toews a abordé la nécessité de se pencher sur le plan communautaire officiel de 2040. Kirk Cameron est le seul à avoir identifié la hausse du taux de criminalité comme étant le problème prioritaire de la municipalité.

Robin Fraser-Reid est la seule candidate qui affirme parler couramment le français. Elle et Eileen Melnychuk, qui parle un peu français, sont les seules à avoir répondu à nos questions dans la langue de Molière.

Au moment d’écrire ces lignes, les candidat.e.s Ted Laking, Michelle Stimson et Noah Curtis n’avaient pas répondu à notre demande.

Les élections municipales auront lieu le 21 octobre et le nouveau conseil de la Ville de Whitehorse sera assermenté le 1er novembre.

Initiative de journalisme locale – Réseau.presse – l’Aurore boréale

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