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Aidez-moé quelqu’un

Yves Lafond

Yves Lafond conduit souvent sur les routes de glace du Grand Nord canadien.
Photo : Yves Lafond

 

Mes propos parfois provocants, dans le fond ne le sont jamais tant que ça. En tout cas, en rien comparé au sujet que je m’apprête à traiter aujourd’hui. Je m’attends à me faire « zigouiller ». Mais comme il me « titille » de plus en plus et que de toute manière, tout le monde en parle, un nouvel expert par jour vient nous en entretenir, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas mettre mon grain de sel. Je parle ici de l’urgence climatique qu’hier encore on appelait « les changements climatiques » et avant-hier c’était plutôt le réchauffement de la planète. Je ne les blâme pas de renouveler constamment l’appellation. Parce que la rhétorique elle, ne change pas. La fin du monde arrive. C’est l’apocalypse. Notre Terre va se ratatiner comme une vieille pomme et… fin de l’Histoire.

S’il y en a qui n’en ont pas entendu parler, je me demande bien sur quelle planète ils étaient. Je me goure. J’aurais dû dire sur quelle partie de cette planète ils étaient. Parce que d’après ce que j’ai pu voir, je crois que c’est surtout dans l’hémisphère Nord qu’on en parle. Et encore là, peut-être pas partout. En Asie, j’ai pu constater que ça ne semblait pas être un sujet des plus préoccupants. Mais la pollution, si. Et au Pérou « astheure ». C’est presque tabou. Parce que là-bas, c’est plutôt vers un refroidissement qu’on se dirige. En effet, c’est plus froid que dans le temps. Je ne suis pas allé au Moyen-Orient, mais gageons qu’ils ont d’autres sujets beaucoup plus chauds à débattre. Bon, ceci dit, ça ne change rien pour nous. On en est là.

J’espère être clair : moi aussi la pollution m’inquiète, et ce, depuis presque tout le temps. On en parlait à la « poly ». Mais dans ce temps-là, on n’était que de « p’tites gangs ». On était ridiculisés. Ça ne date pas d’hier. Elle m’inquiète en fait beaucoup plus que les changements climatiques qui eux, malgré les milliers de « trucks » remplis d’études le prouvant, j’ai du mal à faire la relation entre ces deux phénomènes. On dirait qu’il n’y a plus aucune température naturelle. Elles sont toutes dépendantes de l’activité humaine. Alors quoi? Avant l’homme, de la température, il n’y en avait pas? Ou était-elle parfaite? Pourtant, je m’en rappelle bien quand j’étais petit, venant d’un milieu agricole, la température, tout le monde s’en plaignait tout le temps. Et maintenant, on dit que dans ce temps-là, c’était parfait.

Mais là n’est pas mon point, c’était juste un petit sarcasme en passant. La pollution, l’environnement et les ressources me préoccupent plus. Quand je vais visiter ma mère dans le coin de St-Jérôme, l’autoroute est remplie de camions direction nord chargés de poubelles venant du Grand Montréal. Idem pour Joliette. Si ces régions regorgent maintenant des « cochonneries » de la ville, il paraîtrait par contre qu’il ne reste plus de sable et on commence à se casser la tête pour en trouver. Il paraîtrait que c’est un peu toute la planète qui est dans cette situation. Même à Dubaï, et celle-là me dépasse, ils en importent. Il y aurait une mafia du sable aux Indes. Ce n’est qu’un exemple. Ce n’est pas de la pollution à proprement dit, mais du siphonnage à vitesse grand V pour le sable et d’autres affaires sans aucune alternative en vue. Les besoins sont rendus tellement grands pour toute la population mondiale qu’il n’y a plus le temps pour se pencher là-dessus.

Mais là on « gueule », on « chiâle », on se lamente sur toutes les tribunes inimaginables. On descend dans la rue en réclamant du sang. On veut lyncher. C’est « ben » beau tout ça (je « niaise », c’est pas beau « pantoutte »), mais je me dis qu’à ce stade-ci, ce sont des solutions que j’aimerais entendre. Et ça, on ne peut pas dire que ça pullule. Moi les solutions, je ne les ai pas. Ça me décourage. Parce que personne ne semble les avoir non plus. On est passé le temps où la rhétorique était : « pourquoi ils ne font pas ça de même? ». À l’évidence, les solutions promulguées il y a une vingtaine d’années par ces experts n’ont pas apporté les miracles promis. J’aurais dit à ceux-là d’arrêter de « brailler » et d’aller le faire puisqu’ils savaient. Or, on en a vu un déjà y aller au « batte ». Il était arrivé au gouvernement tout « pimpant » apportant avec lui le vent du changement. Il n’avait pas « toffé » longtemps. Il y en a un autre qui vient de se faire élire. Je lui souhaite sincèrement bonne chance. Il va en avoir besoin. La bonne volonté ne semble pas suffire. Il y a un prix pour tout. Chaque fois qu’une solution se pointe le bout du nez, elle entraîne presque à coup sûr une nouvelle conséquence néfaste. Les voitures électriques? Il faudra harnacher toutes les rivières ou bâtir de centrales au gaz, ce qui revient au même. L’avion est épouvantable? À quel point pire que mettre ces trois cents personnes dans des « chars » pour couvrir la même distance?

Je suis « tanné » aussi d’entendre que chaque citoyen doit faire son effort personnel. Je pense que la plupart le font. Ou encore, les sacs d’épicerie en plastique. Ils ont le dos large ces sacs. Les pailles aussi. J’ai hâte de voir la résurrection de la planète quand ces deux items auront totalement disparu. Pour ironiser des fois, je propage l’idée que c’est Glad qui est derrière ça pour pouvoir vendre plus de sacs de poubelle.

L’autre affaire qui me « titille », dans cette unanimité, est cette rhétorique dorénavant omniprésente, se plaignant des climatosceptiques vendus au pétrole qu’on entend tout le temps. Ah oui? Où? Non pas que je veux les voir (je ne les aime pas plus), mais je ne les entends jamais, ne les vois nulle part ni dans les écrits ou à la télé. Mais les alarmistes eux, sans arrêt.

Je me sens perdu dans tout ça. Aidez-moi quelqu’un.

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