Accueil » Actualités » Art et culture » Agokwe : La réserve d’un amour gay

Agokwe : La réserve d’un amour gay

Agokwe : La réserve d’un amour gay
PartagerEmail this to someoneShare on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0

Geneviève Doyon

Avec Agokwe, Waawaate Forbister nous offre une histoire d’amour clandestin. Ce Roméo et Juliette moderne se rapproche cependant plutôt d’un Roméo et Roméo, avec une substitution du nord de l’Italie pour le nord de l’Ontario.

Présentée dans le cadre du festival Pivot qui prend d’assaut Whitehorse du 22 au 27 janvier, la pièce de théâtre Agokwe est le spectacle le plus attendu. Le récit prend place dans la petite ville de Kenora, lors d’un tournoi de hockey qui regroupe des équipes des réserves autochtones des environs. C’est à cette occasion que Jake, natif de Kenora, rencontre Mike, un joueur de l’équipe de hockey de la réserve voisine. Tourmenté par son attirance pour Mike, Jake découvre par la suite que ses sentiments sont réciproques. Tout en étant drôle et divertissant, ce récit inspiré du vécu de Waawaate Forbister traite de l’isolement social, des traditions perdues et de la violence qui accompagne la réalité des homosexuels sur les réserves.

La pièce Agokwe touche à la complexité de l’orientation sexuelle à l’intérieur d’un contexte culturel. Le mot « agokwe » en Obijwe se traduit littéralement par « dans l’homme réside une femme », ou encore par « esprit double » (Double spirited). Dès le début du spectacle, le personnage mythologique Nanabush nous explique l’acceptation et la révérence accordées à la double présence masculine et féminine dans un même corps. Cependant, Waawaate Forbister illustre par son histoire la contradiction entre la culture traditionnelle et la vie quotidienne sur une réserve.

La présentation de ce spectacle est une coproduction de Nakaï Theatre et du Centre des arts du Yukon. David Skelton, le directeur artistique de la compagnie Nakaï Theatre, est ravi de présenter Agokwe au public yukonnais. « En plus de traiter d’un sujet important, la théâtralité de ce spectacle est magique. L’imposante scénographie d’Agokwe est pleine de surprises et de métamorphoses », indique M. Skelton. Il va de même pour l’interprétation de Forbister qui, sous la direction de Ed Roy, incarne tous les personnages à lui tout seul.

25 et 26 janvier, 20 h, Centre des arts du Yukon

Adulte : 27 $

60 ans et plus : 17 $

12 ans et moins : 17 $

ArtRUSH ado : 5 $

Fait partie de la série Art Lover.

PartagerEmail this to someoneShare on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *