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7 400 Yukonnais disent non à la fracturation hydraulique au Yukon

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Nelly Guidici

Le 4 novembre 2014, plus d’une centaine de personnes s’étaient donné rendez-vous devant l’Assemblée législative du Yukon. En colère, mais déterminés, les manifestants ont brandi des panneaux dont le message était clair : « Nous disons non à la fracturation hydraulique, mais oui à l’eau propre. » Donald Roberts, représentant du groupe Yukoners Concerned about Oil and Gas Exploration, a rappelé lors d’une prise de parole en public que la pétition qu’il s’apprêtait à remettre au premier ministre Darrell Pasloski était unique en son genre. En effet, plus de 7 400 personnes ont dit non à la fracturation hydraulique et au gaz naturel liquéfié sur le territoire du Yukon.

Sean Smith, membre du conseil de la Première nation Kwanlin Dün annonce publiquement que la fracturation hydraulique a été bannie dans les limites du territoire traditionnel lors d’une précédente résolution. Photo : Nelly Guidici.

Sean Smith, membre du conseil de la Première nation Kwanlin Dün annonce publiquement que la fracturation hydraulique a été bannie dans les limites du territoire traditionnel lors d’une précédente résolution. Photo : Nelly Guidici.

Du porte-à-porte pour sensibiliser la population de Whitehorse

Il y a un an, une résidente de Whitehorse impliquée dans ce groupe a eu l’idée de frapper aux portes des résidents du quartier de Riverdale afin de les sensibiliser sur la question et de recueillir leur signature sur une pétition. En quelques mois, ce sont 5 400 signatures qui ont été recueillies, celles-ci venant s’ajouter aux 2 000 personnes qui avaient déjà exprimé leur opposition en 2012.

Ce sont donc 7 400 signatures qui ont été remises au premier ministre avec le soutien des membres du parti de l’opposition, le Nouveau Parti démocratique dirigé par Liz Hanson. Le gouvernement fournira une réponse à cette pétition au plus tard le 24 novembre lors de l’Assemblée législative. Le gouvernement est toujours dans l’attente du rapport du comité chargé d’étudier les risques et avantages de la fracturation hydraulique qui doit être rendu au plus tard le 18 décembre. Après étude des conclusions, il prendra les décisions sur ce dossier brûlant!

La présence des organismes de protection de l’environnement

La Société de conservation du Yukon ainsi que l’organisme C.P.A.W.S. (Société pour la nature et les parcs du Canada) étaient également présents lors des revendications qui ont précédé le moment de rencontre avec le premier ministre dans le courant de l’après-midi. Jody Overduin au nom de C.P.A.W.S. a exprimé sa gratitude envers le travail d’éducation et de sensibilisation de la population que les membres du groupe ont accompli. « Sans la sensibilisation du groupe, nous ne serions pas là aujourd’hui. Nous devons aller de l’avant et ne pas faire marche arrière, c’est notre unité qui permettra de conserver le Yukon sans fracturation hydraulique. »

L’implication des membres des Premières nations du Yukon

Des représentants des Premières nations du Yukon étaient présents également. Sean Smith, membre du conseil au sein de la Première nation Kwanlin Dün a rappelé lors d’une allocution que la fragmentation avait été bannie dans les limites du territoire traditionnel. « Les combustibles fossiles sont très dommageables pour l’environnement. La Nation Kwanlin Dün se soucie de la terre d’où nous venons, et c’est pourquoi nous avons banni ce procédé lors d’une précédente résolution. » Une résidente de Carcross, tambour à la main, a également remercié le public pour leurs connaissances et combat contre la fracturation hydraulique.

Le gaz naturel liquéfié n’est pas le bienvenu

Concrètement, l’entreprise Yukon Energy fournit l’électricité dans le territoire depuis 1987. Mais l’obsolescence de certains des générateurs diesel impose un changement de matériel. La compagnie a fait le choix de remplacer ses vieux générateurs par des générateurs fonctionnant au gaz naturel liquéfié. Justifiant leur choix pour des raisons économiques, opérationnelles et environnementales, M. Roberts n’est pas de cet avis. « Nous avons dit au gouvernement du Yukon que ce n’était pas la solution. Les 40 000 000 $ que le projet va coûter devraient plutôt être utilisés dans des énergies renouvelables. »

Finalement, cette pétition rappelle que le Parti du Yukon ne peut pas prendre de décisions qui vont à l’encontre des volontés des Yukonnais, de la sécurité publique et au-delà de la responsabilité des citoyens. M. Roberts ajoute en guise de conclusion : « C’est le travail d’équipe qui est la clé pour assurer un avenir aux futures générations. »

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